Les prophètes nous avertissent que l’AntiChrist représentera la plus grande tromperie que l’humanité ait jamais connue. Lui et le Faux Prophète apparaîtront à une époque où le monde, comme aujourd’hui, sera en quête désespérée d’un guide. Le monde politique est en quête d’un leader, et le peuple juif attend le Messie. Le véritable Messie, Yeshua, viendra bel et bien, mais les prophéties bibliques révèlent que deux personnages, l’AntiChrist et le Faux Messie, se manifesteront d’abord pour tromper le monde pendant sept ans.
C’est en Apocalypse chapitre 13 que nous découvrons ce que l’on pourrait appeler les trois étapes de l’AntiChrist : son Ascension, son Règne et sa Ruine. Dans ce chapitre, l’AntiChrist apparaît avec une grande puissance, en utilisant l’imitation et la tromperie. Et, en continuant la lecture, nous constatons un changement lent mais radical : il se retourne contre ceux qui l’ont accueilli et commence à contraindre le monde à l’adorer, et ce, avec une fureur grandissante. Son déclin devient évident : son empire sera éphémère.
Ce qui est particulièrement significatif en Apocalypse 13, c’est que le mot « bête » y apparaît 16 fois. Alors même qu’il cherche à se dissimuler derrière la tromperie et l’imitation, la Parole de Dieu rappelle sans cesse au lecteur sa véritable identité. Dans tout le livre de l’Apocalypse, le mot grec « therion », qui signifie « bête », est utilisé 38 fois, désignant, soit l’AntiChrist, soit le Faux Prophète (Messie), à la base d’un système religieux fallacieux qui s’élèvera alors sur la terre ; ce mot fait toujours référence à leur véritable nature.
Mais remarquez comment il est décrit : comme un léopard, un ours et un lion. Il ne s’agit pas d’une description littérale de son apparence, mais plutôt d’un outil pour comprendre le caractère, l’histoire et la férocité de l’empire qu’il établira sur le monde. Ces animaux font écho aux prophéties de Daniel chapitres 2 et 7, qui décrivent quatre puissances mondiales qui ont dominé le monde. Babylone est représentée par un lion, l’empire médo-perse par un ours et l’empire grec par un léopard. Daniel voit également un quatrième royaume qui l’effraya profondément ; il était si étrange et terrifiant qu’il eut du mal à le décrire. Sa description semble dépasser le cadre de l’Empire romain historique, suggérant une forme de pouvoir future, plus puissante et sans précédent. C’est ce royaume que Jean voit dans l’Apocalypse : un royaume qui réunit la puissance des trois empires vus par Daniel en un seul; un lion, un ours et un léopard.
Tandis que le léopard et l’ours symbolisent la force, la puissance, la rapidité et l’agilité des actions de l’AntiChrist, Jean décrit la gueule de la Bête comme celle d’un lion, soulignant ainsi les paroles, le discours, l’autorité et la présence imposante de l’AntiChrist. Ceci est également significatif car, dans le livre de Daniel, le lion représentait Babel, le premier grand royaume de l’orgueil et de la rébellion humaine contre Dieu. Ce même esprit trouve sa pleine expression dans les chapitres 17 et 18 de l’Apocalypse, où Babylone est présentée comme l’aboutissement de la rébellion politique et religieuse mondiale.
Dans les Écritures hébraïques, le nom est toujours « Babel », nous rappelant que cette rébellion a commencé bien avant Israël, lorsque les nations se sont unies pour la première fois contre Dieu. Cette rébellion caractérisera également les actions des nations à la fin des temps, sous la férule de l’AntiChrist. Cependant, malgré sa férocité et son immense puissance, le livre de Daniel apporte un détail important qui concorde avec Apocalypse 13 : le royaume de l’AntiChrist finira par s’affaiblir et décliner. Observez les pieds de la statue : ils sont en partie de fer et en partie d’argile, deux matériaux incompatibles. La prophétie explique que ce royaume sera à la fois fort et fragile (Daniel 2. 42). Au verset 43, il est dit qu’« ils ne seront pas unis l’un à l’autre, de même que le fer ne s’allie pas avec l’argile ». Cela signifie que le royaume finira par s’effondrer de l’intérieur.
Le fer symbolise la force, alors que l’argile représente la fragilité. La tentative de fusionner les deux reflète l’effort constant de l’humanité pour se forger un pouvoir durable sans Dieu, cherchant à créer quelque chose qui paraît solide mais qui est intrinsèquement instable. Mais de tels efforts sont vains. Aucun pouvoir ne peut égaler ni remplacer celui de Dieu. Qu’il s’agisse d’hommes, d’anges ou de toute autre créature, tous sont trop faibles pour résister au Tout-Puissant. Maintenant que nous connaissons la fin dès le commencement, nous comprenons mieux la description de Jean.
Revenons au verset 2 et examinons comment l’AnticChrist s’élèvera. Il est dit : « Le Dragon lui donna sa puissance, son trône et une grande autorité. » La Bête vient comme un agent de Satan, investie de pouvoir, mandatée et envoyée par lui. En ce sens, on peut comprendre qu’elle est la descendance du serpent.
Cela nous rappelle la toute première prophétie messianique en Genèse 3. 15, lorsque le Seigneur dit au serpent : « Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance : celle-ci t’écrasera la tête et toi tu l’écraseras le talon. » Il est de la descendance du serpent, tout comme Yeshua est de la descendance de la femme. On voit que, des milliers d’années auparavant, Dieu avait déjà prédit la défaite finale du serpent : l’écrasement de sa tête. Il est donc frappant de constater qu’au verset 3 du chapitre 13 de l’Apocalypse, il est dit que l’une des têtes de la Bête semblait avoir « reçu une blessure mortelle, mais qu’elle fut guérie » : comme pour tenter d’inverser ou d’imiter le jugement même que Dieu avait déjà prononcé. Or, aucune imitation ne peut renverser le décret de Dieu : ce qu’Il a annoncé dès le commencement s’accomplira assurément.
Cependant, lorsque l’AntiChrist apparaîtra, il ne rencontrera pas de résistance dans un premier temps ; il sera accueilli, voire célébré, comme celui qui peut résoudre les crises du monde. Mais ce que le monde acceptera comme solution miracle deviendra, en réalité, la plus grande tromperie. Le pouvoir terrifiant de cette tromperie est tel que l’AntiChrist accomplira ce qui semble impossible : le monde se prosternera en adoration, non pas devant un homme, mais devant le Dragon lui-même, Satan… sans même s’en rendre compte.
Le verset 4 affirme clairement qu’« ils adorèrent le dragon ». Nul ne choisirait volontairement d’adorer le diable, surtout pas une personne instruite, scientifique ou logique. Cependant, c’est précisément ce qui la rend si terrifiante. La tromperie sera si subtile, si convaincante et si parfaitement dissimulée que l’humanité se laissera berner sans la moindre résistance. Elle croira admirer la puissance, suivre la vérité et embrasser le progrès. En réalité, elle prêtera allégeance à celui qui tire les ficelles derrière.
Visionner : L’Ultime Tromperie