Ouvrons nos Bibles au chapitre 3 du livre de Joël. Avez-vous déjà remarqué qu’en lisant ce récit biblique, qu’il ressemble de plus en plus au monde dans lequel nous vivons aujourd’hui ? Cette semaine, alors que je préparais cette étude, j’avais le texte de Joël ouvert sur un écran et les dernières nouvelles sur un autre. À un moment donné, j’ai dû marquer une pause et me demander : Parlent-ils de la même chose ? Ou ai-je malencontreusement mélangé mes écrans ?

 

C’est exactement l’impression que l’on ressent en lisant le chapitre 3 de Joël, où le Seigneur déclare qu’Il rassemblera toutes les nations tout près de Jérusalem, dans la vallée de Josaphat, la vallée du jugement de Dieu. Il dit : « J’entrerai en jugement avec eux au sujet de mon peuple et de mon héritage, Israël, qu’ils ont dispersé parmi les nations, et sur lesquels ils se sont partagé Mon pays. »

 

La raison du jugement est clairement énoncée en faveur de « Mon peuple et de Mon héritage », Israël. C’est ici que nous voyons de nombreuses occurrences de la préposition possessive « mon », apparaissant 18 fois dans le livre de Joël. Comme ici : le Seigneur parle d’Israël et, à deux reprises, il le désigne comme « Mon » pays. Quatre fois, il appelle Israël « Mon » peuple, et plus loin, Dieu proclame que le peuple juif est « Mon héritage, Ma vigne et Mon figuier ». Et à deux reprises, le Seigneur parle de Jérusalem et du mont du Temple, un territoire que beaucoup se disputent, comme étant Sa montagne sainte. Elle lui appartient. Et il considère cette terre d’Israël comme « Mon argent, Mon or, Mon précieux trésor.

 

Mais remarquez sa plainte dans ce verset précis de Joël 3. 2 : « Ils se sont partagé mon pays. » N’est-ce pas exactement ce à quoi nous assistons aujourd’hui ? Ils divisent la Cisjordanie et la bande de Gaza, essayant d’établir une nouvelle nation sur le territoire même que Dieu a donné à Israël dans les Écritures.

 

Cette décision récente a été prise lors d’un vote de l’ONU ce mois-ci : 157 des 193 nations membres des Nations Unies ayant exprimé leur intention de reconnaître un autre état sur la terre de Dieu. Cela représente plus de 80 % des nations !

 

C’est dans ce livre que le jugement commence avec l’Homme du Nord, en Joël 2. 20, ce titre mystérieux donné au chef de ces nations, que Jean appelle la Bête ou l’AntiChrist.

 

Nous avons commencé à examiner la première partie du verset, mais la seconde fournit des détails saisissants sur sa chute. Lisons Joël 2, 20 : « Mais J’éloignerai de toi l’homme du Nord, et Je le chasserai dans un pays aride et désolé, le visage tourné vers la mer orientale et le dos vers la mer occidentale. » Il sera étendu à plat ventre, le visage tourné vers la mer orientale, c’est-à-dire la mer Morte, et le dos vers la mer occidentale, c’est-à-dire la mer Méditerranée.

 

Il gît là, face contre terre, vaincu. C’est ainsi que son royaume tombera. Mais cette description vous rappelle-t-elle une autre prophétie ? Elle complète la prophétie de Zacharie lorsqu’il décrit la venue du Messie.

 

Voyez ce que dit Zacharie 14. 4 au sujet de sa chute, décrivant la Seconde Venue. “En ce jour-là, ses pieds (Yeshua) se poseront sur le mont des Oliviers qui fait face à Jérusalem, à l’est. Et le mont des Oliviers se fendra en deux, d’est en ouest (comme dans Joël), formant une très grande vallée ; la moitié de la montagne se déplacera vers le nord et l’autre moitié vers le sud.”

 

Imaginez cette scène puissante à l’arrivée de Yeshua, où beaucoup reconnaissent « Celui qu’ils ont transpercé ». La prophétie affirme que ses pieds reposeront sur le mont des Oliviers, juste en face du mont du Temple. La montagne se fendra d’est en ouest, créant une grande vallée face au mont du Temple, semblable à celle décrite par Joël.

 

C’est ici que se trouve l’endroit du tribunal, car il y aura un jugement des nations, un jugement sur ceux qui sont venus détruire Israël. Ainsi, tandis que Zacharie explique comment Yeshua reviendra juger les nations, et comment une vallée se formera lorsqu’il posera ses pieds sur le mont des Oliviers, Joël précise la longueur même de cette vallée, de la mer Méditerranée à la mer Morte, soit 80 km environ. C’est là que l’Homme du Nord et ses troupes s’étendront et seront jugés.

 

Cependant, dans la description de Joël 2. 20, le Seigneur semble répondre directement à une affirmation répandue depuis longtemps. Nous avons tous certainement entendu le slogan : « Du fleuve à la mer ». Mais notez que cette expression fait écho à une scène décrite dans Joël 2. 20. Le fleuve n’est autre que le Jourdain, qui se jette dans la mer Morte. Du fleuve à la mer, c’est en substance ce que dit Joël, de la mer de l’est à la mer de l’ouest. C’est là que les nations seront jugées.

 

Ce que les hommes voient comme un symbole de victoire, Dieu le perçoit comme un signe de jugement et de défaite finale. Le slogan « du fleuve à la mer », est devenu aujourd’hui « Du fleuve à la mer, la Palestine sera libre », n’est pas du tout nouveau. Il trouve son origine dans les protestations des années 1960 et 1970 de l’O.L.P. (Organisation de la Libération de la Palestine), puis du Hamas, qui visaient non pas une coexistence pacifique avec Israël, mais plutôt son remplacement total. Ce slogan n’était pas un appel à la paix, mais bien une exigence de destruction d’Israël en tant que nation souveraine. Une fois de plus, ce n’est pas Israël qui disparaîtra, mais le Malin, comme l’explique Joël 2. 20.

 

Mais ce n’est pas tout ce que Joël révèle au sujet de la vallée qui se formera au retour du Messie. Il lui donne deux noms. Le premier se trouve dans Joël 3. 2, où elle est appelée « la Vallée de Josaphat », et au verset 14, où elle est mentionnée à deux reprises comme la « Vallée de la Décision ». Le nom hébreu Yehoshafat signifie YHWH juge. Cette vallée représente un lieu de jugement divin. Elle est mentionnée à deux reprises, ici et au verset 12, où le Seigneur dit en fait : Je siégerai pour juger toutes les nations environnantes.

 

Cette vallée n’est mentionnée nulle part dans les Écritures hébraïques, sauf ici ; nous ne connaissions donc pas son emplacement exact avant d’examiner Zacharie. Elle correspond à la vallée finale qui sera créée lorsque Yeshua posera ses pieds sur le mont des Oliviers. Traditionnellement, la vallée de Josaphat a été identifiée à cet endroit précis par les Juifs et les chrétiens ; ils la voyaient comme la partie de la vallée du Cédron située entre le mont des Oliviers et Jérusalem, cette même vallée située entre les deux mers.