La femme de Job a-t-elle dit dans Job 2. 9 :

« Maudit Dieu et meurs » ou « Bénis Dieu et meurs » ?

Le mot hébreu « barak » peut parfois avoir un sens opposé. On parle alors d’antiphrase, qui signifie simplement dire le contraire de ce qu’il veut dire. Ainsi, bien que l’hébreu utilise le mot « bénir » dans Job 2. 9, de nombreux commentateurs y ont vu une figure d’antiphrase et l’ont traduit par « malédiction ». Mais est-il juste d’attribuer une telle colère à un individu au point de remplacer le mot « bénir » par « malédiction » ? Les différents traducteurs de la Bible ne s’accordent pas sur ce point : le Targum sur Job conserve le sens littéral : « Bénis la Memra (parole) du Seigneur et meurs » (בריך מימרא דייי ומית).

 

D’autres versions traduisent de manière similaire, notamment la Vulgate latine (Jérôme, IVe siècle), la Bible de Douay-Rheims (1609, basée sur la Vulgate), la Bible de Coverdale (1535) et d’autres versions anglaises anciennes. Alors, laquelle elle est la bonne ? Bénir ou maudire ?

 

On trouve une autre mention de sa femme dans Job 18. 17, où il dit : « Mon haleine est une abomination pour ma femme. » La femme de Job a dû rester auprès de lui pendant sa maladie pour prendre soin de lui. Bien que rien ne soit mentionné à propos de sa femme par la suite, mais, en lui accordant le bénéfice du doute, elle a dû rester à ses côtés toute sa vie et recevoir les bénédictions énumérées à la fin (Job 42. 12-17). De plus, comme le texte de 1 Corinthiens 13. 7 déclare : « L’amour croit tout », le mot « bénir » serait plus approprié. Après tout, Job n’était-il pas considéré comme un homme juste qui adorait Dieu ?