Il est à noter que la fête d’Hanukkah a toujours lieu juste un peu avant Noël, si près que certains appellent cette période « Chrismukkah ». Cependant, cette proximité temporelle est plus qu’une simple coïncidence de calendrier ; elle revêt une signification plus profonde en raison du lien important qui unit les deux fêtes. On peut affirmer sans exagérer que sans Hanukkah, Noël n’existerait pas.

 

Hanukkah nous ramène 165 ans avant la naissance de Yeshua, à la période entre le dernier prophète, Malachie, et l’évangéliste Matthieu. Cette époque est souvent mentionnée comme 400 années de silence, non pas parce que Dieu était inactif, mais parce qu’aucun livre prophétique n’a été écrit à cette époque. Or, les événements commémorés à la Hanukkah montrent que ces années furent tout sauf silencieuses.

 

Tout comme Haman était le méchant dans l’histoire de la fête de Purim, Antioche Épiphane l’est ici. Permettez-moi de vous raconter ce qu’a fait cet homme. Ses actions, sans précédent dans l’histoire, préfigurent prophétiquement un futur dirigeant mondial qui émergera dans les derniers jours, que les Écritures appellent l’AntiChrist, et avec lequel il partage de nombreux points prophétiques communs.

 

Hanukkah se déroule à une période critique de l’histoire, alors que l’empire grec s’effondrait et que l’empire romain gagnait en puissance. Après la mort prématurée d’Alexandre le Grand, son empire fut partagé entre quatre généraux ;  l’Égypte et la Syrie étant les régions les plus instables. Et entre ces deux puissances se trouvait… le pays d’Israël.

 

Alors que Rome avançait en Égypte, elle affronta Antioche IV en lui ordonnant de se retirer sous peine d’anéantissement. Humilié, il obéit, mais lors de son retour vers le nord à travers Israël, il déchaîna sa fureur, semant la destruction et la violence. À ce moment précis, il devint l’instrument idéal des forces du mal, profanant le Temple, souillant la terre d’Israël et tentant d’empêcher la Première venue du Messie avec une rage sans précédent.

 

C’est alors qu’Antioche IV fit quelque chose d’inédit dans l’histoire. Il tenta d’éradiquer la croyance au Dieu de la Bible en menaçant de mort quiconque serait surpris à lire ou à étudier les Saintes Écritures. Il ordonna que tous les rouleaux de la Loi soient confisqués et brûlés.

 

De plus, il interdit l’observance des lois alimentaires ; les Juifs n’eurent plus le droit de respecter la « loi cachère » et il les força à consommer de la viande prohibée par la loi mosaïque. Il proscrivit également la circoncision, symbole de l’alliance de Dieu avec les Juifs.

 

Avant lui, les Babyloniens, les Perses et même son propre peuple, les Grecs, pratiquaient la diversité religieuse. Ils étaient polythéistes, mais Antioche IV décida soudainement d’anéantir tout culte envers Dieu ; c’était une première historique et prophétique, car il préfigure les agissements futurs de l’AntiChrist. Comme le prophète Daniel l’avait prédit pour Antioche IV, l’AntiChrist ne respectera pas les dieux de ses ancêtres (Daniel 11. 37). Ce que le premier a fait, l’AntiChrist le fera en pire.

 

Qui était Antioche IV au juste ? Commençons par son nom complet : Antiochus IV Epiphanes. Epiphanes signifie « Dieu manifesté ». Oui, il se proclamait Dieu incarné. Juste au moment où le Fils de Dieu était sur le point de naître ! Cet homme n’avait pas seulement un problème d’ego : il avait un grave problème théologique.

 

Il se croyait sincèrement divin – une préfiguration parfaite de l’AntiChrist à venir, qui lui aussi se considérera comme un dieu. Et, une fois encore, c’est très ironique, ou plutôt absurde et sinistre, qu’il se soit attribué un tel titre juste avant la naissance du Messie en Israël, une tentative d’imposture surgissant juste avant la véritable Incarnation. Les Juifs, cependant, ne furent pas dupes. Ils prirent son titre autoproclamé, « Epiphanes », et le transformèrent astucieusement en « Epimanes », signifiant « le fou ». Ainsi, l’histoire se souvient de lui comme d’Antioche IV le Fou.

 

Mais cet usurpateur a également introduit une tendance nouvelle et inquiétante. À cette époque, le monde romain avait commencé à attribuer des titres divins à ses empereurs – des titres réservés à Dieu seul. Même l’empereur romain Auguste, en poste au moment de la naissance de Yeshua, portait fièrement le nom de « Fils de Dieu ». À la porte de la ville d’Éphèse, on pouvait lire ces mots : « L’empereur César Auguste, fils de Dieu et grand prêtre. » Ce sont précisément les deux titres qui reviennent de droit à Yeshua.

 

Voyez-vous comment l’histoire était manipulée pour dissimuler, contester ou minimiser la véritable identité du Messie ? Pourtant, malgré tous les efforts, qu’ils viennent d’Antioche IV, de Rome ou des forces spirituelles qui les soutenaient, ils n’ont pu empêcher sa venue ni ternir sa gloire. Car Jean déclare : « La Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père. » (Jean 1. 14). Finalement, toutes les contrefaçons se sont évanouies, mais la Lumière authentique et véritable est entrée dans le monde, et Sa gloire demeure inébranlable.

 

Hanukkah symbolise alors le début d’une lutte spirituelle intense contre le Messie, une lutte qui persista tout au long de sa vie terrestre. Mais Hanukkah n’est pas seulement un événement historique ; il est aussi profondément prophétique. De même que l’opposition spirituelle s’est renforcée avant la Première venue, un schéma similaire se dessine aujourd’hui. Tout ce qui est juste, biblique, moralement fondé, et même l’identité même de la nation d’Israël, est remis en question, redéfini ou occulté à l’approche de la Seconde venue. Hanukkah nous rappelle que lorsque les ténèbres apparaissent comme les plus profondes, elles annoncent souvent la proximité de la Lumière.

 

C’est pourquoi nous nous penchons sur le récit empreint d’amour de Hanukkah dans Jean chapitre 10 sur les paroles puissantes de protection, de réconfort et d’encouragement que Yeshua a prononcées lors de la dernière Hanukkah qu’il a célébrée. À ce moment-là, Yeshua se préparait à quitter ce monde, et Il voulait que ses disciples, et nous tous aussi, sachions que sa présence ne les abandonnerait jamais, car Il est omniprésent et éternellement proche.

 

Et à ce moment précis, tandis que le peuple juif se remémorait ses épreuves passées, Jésus profita de la fête pour rassurer ses disciples quant à son amour, sa protection et la sécurité éternelle qu’il leur offre. Ce qui suit est profondément encourageant et destiné à fortifier nos cœurs.

 

Voici des versets choisis du chapitre 10 de Jean, sans les interruptions, les objections et les protestations des chefs religieux. Regardons tout simplement ces versets qui nous donneront un aperçu de son amour pour quiconque croit qu’Il est vraiment le Messie.

 

v. 7 « En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis. »

 v. 9 « Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et sortira, et il trouvera de quoi se nourrir. »

 v. 11 « Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. »

 v. 14 « Je suis le bon berger ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent. »

 v. 15 « Comme le Père me connaît, je connais aussi le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. »

v. 27 « Mes brebis entendent ma voix ; je les connais, et elles me suivent. »

v. 28 « Je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais, et personne ne les arrachera de ma main. »

v. 29 « … et personne ne peut les arracher de la main du Père. »

v. 30 « Moi et le Père nous sommes Un. »

 

Considérons les deux derniers versets : deux paires de mains – la Main du Fils et la Main du Père – œuvrent activement à la protection des croyants. Voyez combien Dieu aime les siens ! C’est le message de Hanukkah : nul ne peut détruire ce que Dieu aime. C’est comme s’il y avait désormais deux témoins, – tout comme l’exige la loi- deux témoins divins pour confirmer que nous sommes éternellement identifiés comme enfants de Dieu et que nous sommes gardés entre ses mains.

 

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