L’écriture sur le mur – I.A.
Un fait nouveau et peu médiatisé est le nombre alarmant de chrétiens tués dans le monde en raison de leur foi. Prenons l’exemple du Nigéria : depuis le début de 2025, plus de 7 000 chrétiens ont été tués et 7 800 autres kidnappés. Avez-vous entendu parler de cela ? Ces chiffres proviennent de la Société internationale pour les libertés civiles et l’État de droit.
Selon un autre organisme de surveillance, la Liste mondiale de surveillance de l’organisme Open Doors, des chrétiens sont également massacrés en République démocratique du Congo, au Burkina Faso et aussi dans toute l’Asie centrale. À l’échelle mondiale, on estime que 380 millions de chrétiens vivent actuellement dans des conditions de persécution et de discrimination extrêmes.
Compte tenu de tout cela, force est de constater que le silence règne : nous ne constatons aucune protestation diplomatique de grande ampleur, aucune sanction internationale coordonnée, ni aucun changement politique significatif face à cette crise.
Oui, nos pensées et nos prières vont à ces personnes, oubliées par une grande partie du monde, mais jamais oubliées de la part de Dieu, nous nous rappelons une fois de plus que, lorsque l’attention se porte sur Israël, le monde fait soudain preuve d’une fixation négative quasi obsessionnelle. Cette préoccupation disproportionnée aveugle beaucoup de personnes aux réalités profondes existantes. Aujourd’hui, l’attitude mondiale envers Israël a radicalement changée.
Mais je voudrais attirer votre attention sur un système qui illustre ce changement de manière frappante : l’intelligence artificielle (IA). Début juillet de cette année, un incident s’est produit avec Grok, le nom d’une plateforme d’IA. À la surprise générale de ses propres créateurs, celle-ci a soudainement généré une série de messages ouvertement antisémites, appelant au génocide des Juifs, faisant l’éloge d’Hitler et suggérant même qu’une réponse de type « holocauste » à la prétendue haine anti-blancs serait « efficace ». Ces publications ont été rapidement condamnées et supprimées.
Pourtant, la question demeure : comment cela a-t-il pu se produire ? On ne peut accuser l’IA d’être antisémite. Elle n’a ni âme, ni conscience, ni opinion personnelle. Elle se contente de collecter d’énormes quantités de données du monde, de les synthétiser et de restituer ce qui existe déjà dans la société.
Cela rappelle le dicton « la vérité sort de la bouche des enfants ». Tout comme un enfant répète ce qu’il a entendu à la maison, parfois au grand dam de ses parents, l’IA se contente de faire écho à ce qu’elle a assimilé des discours, des écrits et des données collectives de notre culture.
Dans ce cas précis, l’IA n’a fait que refléter les pensées et les voix qui circulent dans notre monde : elle nous montre que l’antisémitisme non seulement progresse, mais a atteint l’un des sommets de l’histoire récente. Et cela continue ; semaine après semaine, du nouveau se produit.
Mercredi dernier, en France, par exemple, quelque 150 enfants juifs se sont vu refuser l’entrée d’un hôtel. Ces enfants, âgés de 8 à 16 ans, avaient réservé l’établissement complet et ont dû prendre trois bus pour se rendre ailleurs. Bien que le gérant ait été arrêté pour « refus de fournir un service ou d’effectuer une transaction en raison de discrimination religieuse », une telle arrestation ne mettra pas fin à la propagation de cette haine.
Jeudi, un autre incident a été rapporté : deux Israéliens ont été attaqués aux Pays-Bas. Avant l’attaque, le média néerlandais Jonet avait rapporté que des militants pro-palestiniens avaient filmé secrètement les Israéliens, et leurs images avaient circulé en ligne. Les images de ces familles israéliennes ont été diffusées sur les réseaux sociaux, suggérant une organisation délibérée derrière l’attaque. L’une des victimes a dû être hospitalisée pour des blessures infligées par plusieurs habitants. Et une fois de plus, l’ONU et les médias internationaux ont accusé Israël d’avoir plongé Gaza dans la famine. Vendredi dernier, le Premier ministre israélien a qualifié cette accusation de mensonge éhonté et de diffamation rituelle. Une « diffamation rituelle » est une accusation mensongère et antisémite selon laquelle les Juifs assassineraient des non-Juifs, une calomnie apparue pour la première fois en Angleterre en 1144 après la découverte du corps d’un enfant disparu. Ce mensonge a déclenché des émeutes, des massacres, des expulsions et des siècles de persécution contre les communautés juives.
Cet exemple, combiné à celui de l’IA, indique que nous sommes entrés dans une nouvelle phase de l’histoire, une phase qui confirme tragiquement à quel point l’antisémitisme est profondément ancré dans la culture de notre époque. Une fois de plus, nous constatons la véracité des paroles prophétiques de Paul en Romains 2. 9 « Tribulation et angoisse pour tout homme qui fait le mal, pour le Juif premièrement, puis pour le non-Juif. » À sa manière, l’IA est devenue un témoin de cette vérité. Et cette parole de Paul résonne tout au long de l’histoire et des prophéties. Elle nous conduit au livre puissant de la Bible que nous commençons à étudier aujourd’hui : le livre de Joël. Joël décrit avec force détails comment Israël et Jérusalem deviendront le centre des nations – comme Dieu l’a déclaré dans Ézéchiel 5.5 – et comment, juste avant la seconde venue de Yeshua, l’obsession du monde pour Israël façonnera les événements mondiaux des années à venir.