Deutéronome 10;17: Dieu grand, puissant, et terrible.

 

L’histoire de Samuel porte en définitive sur la venue du Messie. Elle raconte les nombreuses difficultés qui ont marqué la vie de Ses ancêtres et ce qu’ils ont enduré pour avoir été porteurs de la semence de Genèse 3:15. À partir du moment où Dieu a promis que la semence de la femme finirait par écraser la tête du serpent jusqu’au second avènement, la résistance au plan messianique de Dieu et les tentatives pour stopper les préparatifs de Sa venue n’ont jamais faibli. Le livre de Samuel nous enseigne que plus le monde se rapproche de la venue du Messie, plus les attaques augmentent. En ce sens, le livre de Samuel est une sorte de prophétie pour aujourd’hui, car Yeshua revient bientôt.

Le premier livre de Samuel commence par la complainte d’Hannah sur l’état du tabernacle. À l’époque, la demeure de Dieu était entre les mains des fils d’Eli, que la Bible appelle « fils de Bélial », ou « fils du diable ». Dieu a alors suscité Samuel pour qu’il reprenne et purifie le tabernacle et qu’il oigne le véritable roi d’Israël, David. À partir du moment où il a été oint, la vie de David a été difficile, car il est devenu l’ancêtre du Messie. Pourtant, son nom inaugure le Nouveau Testament et il a bien porté le flambeau. David a conquis Jérusalem et y a installé le tabernacle et l’arche de l’alliance.

Vers la fin du livre de Samuel, on est confronté à une multitude d’histoires, de soulèvements et de loyautés, d’amitiés et d’infidélités – des histoires qui semblent n’avoir aucun rapport les unes avec les autres. Quatre nouveaux géants se dressent contre David, et l’on se demande pourquoi ils se manifestent tous à ce moment-là et pas avant. Il y a ensuite une longue liste de combattants de choix, avec leurs noms et leurs grades. Pourtant, la plupart d’entre eux n’ont pas été mentionnés auparavant, et de nouveau la question se pose de savoir pourquoi cette information est donnée maintenant et pas avant. Le livre se termine par un dénombrement, mais aucune raison n’est donnée pour cela, et le lecteur n’apprend pas non plus pourquoi David a été puni bien qu’il se soit amèrement repenti après que Dieu ait envoyé un fléau qui a tué 70 000 personnes. Le livre semble donc laisser le lecteur avec quelques sérieux points d’interrogation.

Mais ce n’est là qu’une vue d’ensemble des derniers chapitres de 2 Samuel, un survol superficiel et injuste, puisque si l’on prête attention aux nombreux détails disséminés, il y a bien un cheminement, une histoire sous-jacente qui tend vers un but précis ; et à la fin, on peut se détendre, totalement satisfait, car on se rend compte que Dieu a eu après tout le dernier mot. Le livre se termine par une grande victoire avec la construction de l’autel des sacrifices, le centre et le premier élément du temple de Dieu ainsi que le lieu qui évoque le Messie lui-même, l’Agneau de Dieu, qui ouvre la voie à la présence de Dieu.

C’est autour de l’autel que Salomon a construit le temple. C’est pourquoi le livre se termine par l’assurance que le temple sera construit et que le Messie viendra.

 

La rébellion de Shéba

Cette étude de 2 Samuel commence par le chapitre 20 du livre et la révolte de Shéba. Le verset 1 dit: Et il se rencontra là un homme de Bélial, son nom était Shéba, fils de Bicri, Benjaminite; et il sonna de la trompette, et dit: Nous n’avons point part en David, ni d’héritage dans le fils d’Isaï. Chacun à sa tente, Israël!

Le nom de Shéba signifie « sept », le nombre de la complétude et de la perfection. Pourtant, la « perfection » de cet homme a pris une mauvaise direction. En hébreu, le verset déclare que Shéba était beliyyal, « sans valeur ». Ce terme a été utilisé dans le cas des deux fils d’Éli. Cependant, ils étaient appelés « fils de beliyyal », alors que Sheba est beliyyal. Dans les textes juifs, beliyyal est un autre nom pour Satan. Dans les manuscrits de la mer Morte, c’est le nom du chef des forces des ténèbres. Sa racine vient d’un mot qui signifie « avaler », comme le Sheol qui avale. David a utilisé le terme dans (version Louis Segond 1910), comparant beliyyal aux liens du Shéol : Car les flots de la mort m’avaient environné, Les torrents de la destruction [beliyyal] m’avaient épouvanté. Les liens du sépulcre m’avaient entouré. Paul a demandé dans 2 Corinthiens 6:14-15a : Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? ou qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ? Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial ? Paul ici parle de Bélial comme le chef de l’iniquité et des ténèbres. Par la suite, Bélial est devenu l’un des titres de l’Antéchrist. Qui était donc cet homme Shéba pour mériter un tel nom ?

David s’est rendu compte de la puissance de Shéba lorsqu’il a dit dans 2 Samuel 20:6 : Maintenant Shéba, fils de Bicri, nous fera plus de mal qu’Absalom. Absalom était le fils de David qui avait essayé de le tuer. Toutefois, Shéba était pire qu’Absalom, car il a tenté de diviser Israël en deux parties, Juda au sud et la Samarie au nord. Il fit son apparition juste avant la construction du temple, et en fin de compte, son “dauphin”, Roboam, l’un des fils de Salomon, réussit à scinder Israël. Jéroboam a repris les paroles de Shéba lorsqu’il a déclaré : Quelle part avons-nous en David? Et nous n’avons pas d’héritage dans le fils d’Isaï. Chacun à ses tentes, Israël! (2 Chron. 10:16, 1 Rois 12:16). Les paroles de l’homme sans valeur devinrent un slogan pour d’autres rebelles.

 

Les géants

Après Shéba, une nouvelle menace se présenta lorsque les géants firent à nouveau leur apparition. Dans 2 Samuel 21:15, nous lisons : Et il y eut encore une guerre des Philistins contre Israël; et David descendit, et ses serviteurs avec lui, et ils se battirent avec les Philistins; et David était fatigué. Le soulèvement des Philistins eut lieu vers la fin de la vie de David et il était alors plus faible. Lorsqu’il s’affaiblit, ses ennemis déployèrent leur meilleur arsenal afin d’essayer de l’anéantir, lui ainsi que tout Israël. David avait prévu de construire un temple pour Dieu et il devait bientôt en poser les fondations avec l’autel. Il semble que les forces du mal étaient au courant. Dans les sept prochains versets, quatre géants entrèrent sur le champ de bataille, dans un effort de tuer David, l’ancêtre du Messie.

Le premier géant était Jishbi-Benob (v. 16), le second était Saph (v. 18) et le dernier n’a pas été identifié, mais il est décrit comme un homme de grande stature (v. 20). Le géant qui pose problème à certains lecteurs est le troisième, mentionné au verset 19 : Et il y eut encore un combat à Gob, avec les Philistins: et Elkanan, fils de Jaaré-Oreguim, le Bethléhémite, frappa Goliath, le Guitthien; et le bois de sa lance était comme l’ensouple des tisserands. Certains ont dit qu’il existe deux erreurs dans ce verset. Premièrement, le nom du géant est Goliath, mais Goliath était déjà mort depuis bien longtemps à cette époque. Deuxièmement, c’est David, et non Elchanan, qui a tué Goliath. 1 Chroniques 20:5 résout la première question et explique qu’il s’agissait du frère de Goliath, et non de Goliath lui-même. Le cas d’Elchanan a été élucidé par un grand grammairien et commentateur de la Bible qui maîtrisait bien sa langue hébraïque : le rabbin David Kimchi du Moyen Âge, connu sous le nom de « le Radak ». Le spécialiste a expliqué que l’expression hébraïque et Goliath peut être traduite par « avec Goliath ». Par conséquent, le verset devrait être lu ainsi : « Il a frappé celui qui était avec Goliath. »

La question se pose de savoir pourquoi ces géants étaient de retour, à ce moment précis. Le mot pour « géant » est rapha ou rephaim au pluriel. Si on regarde leur histoire, ce sont eux qui tentèrent d’empêcher Israël d’entrer dans la Terre promise. Les dix espions les virent et les craignirent et à cause d’eux, l’entrée d’Israël fut retardée de 38 ans. Et même lorsque les israélites entrèrent enfin dans le pays, les géants tentèrent à nouveau de les arrêter, mais cette fois ils n’y parvinrent pas. Les trois premiers chapitres du Deutéronome se concentrent sur la bataille contre ces géants jusqu’à ce que les israélites réussissent à en éliminer la plupart. Ils refirent surface avec Goliath, qui n’apparut sur la scène qu’après l’onction de David comme roi et fit ainsi son entrée dans l’histoire d’Israël. Dans 2 Samuel, nous assistons à la dernière apparition des géants au moment où le temple devait être construit. Les forces du mal les firent donc surgir à des moments cruciaux :

  • Lorsque Israël entra dans le pays ;
  • Quand David, l’ancêtre du Messie, fut oint comme roi.
  • Au moment où l’autel et le temple devaient être construits.

Leur origine démoniaque est visible dans leur effort pour détruire la semence messianique. Cependant, ces quatre étaient nés au géant, à Gath, et tombèrent par la main de David et par la main de ses serviteurs (2 Sam. 21:22); on ne les a plus jamais vus ni entendus.

 

Le dénombrement

La rébellion de Shéba et le soulèvement des quatre géants illustrent la bataille spirituelle sous-jacente qui était en cours à l’époque de David. Cette bataille est accentuée dans le dernier chapitre de 2 Samuel, à travers l’histoire du fameux dénombrement. Le verset 1 du chapitre 24 plante le décor : Et la colère de l’Éternel s’embrasa de nouveau contre Israël; et il incita David contre eux, disant: Va, dénombre Israël et Juda. La raison spécifique de la colère de Dieu n’est pas fournie. Cependant, à ce stade, il n’est pas difficile de la comprendre. Le récit est allé de péché en péché, puis de grâce en grâce. Le résultat de la colère de Dieu est qu’Il a poussé David à dénombrer le peuple. Bien qu’aucune raison ne soit donnée pour expliquer pourquoi le fait de procéder à un recensement était une erreur, il devient immédiatement clair que c’était une erreur. Même le commandant de David, Joab, qui n’était pas un homme de nature religieuse, a essayé de dissuader le roi d’effectuer le démembrement (2 Sam. 24:3).

Les commentateurs proposent plusieurs théories quant à la raison pour laquelle Dieu a puni David pour avoir dénombré le peuple. La plus populaire est qu’à ce moment-là, le roi s’est appuyé sur sa propre force au lieu de s’en remettre à Dieu. Il aurait dû savoir que Dieu ne regarde pas au nombre, mais à la qualité des gens, au caractère de chacun. Ce n’était pas si longtemps avant l’époque de David, que Dieu avait dit à Gédéon que son armée était trop grande et qu’Il l’avait réduite à 300 hommes. Ces 300 étaient suffisants pour vaincre une armée puissante d’environ 185 000 Madianites et Amalécites. Pourtant, la chose la plus étonnante ici est qu’ils n’ont même pas combattu. Tout ce qu’ils ont dû faire, c’est sonner 300 trompettes et briser en même temps 300 cruches, assez de vacarme pour effrayer les Madianites et les Amalécites, qui ont fini par s’entretuer. Ce principe de la victoire d’une minorité sur une grande et puissante majorité se voit tout au long de la Bible. Même dans un passé plus récent, ce principe s’est vérifié après qu’Israël ait repris vie en 1948. À maintes reprises, le pays a été attaqué par de nombreuses armées, mais il a chaque fois gagné. Aucun pays n’aurait pu résister à la puissance militaire et au nombre d’attaquants impliqués, à moins que Dieu ne soit avec lui. C’est un miracle de l’histoire contemporaine qui est souvent oublié.

1 Chroniques 21:1 explique en détail l’impulsion derrière le geste de David : Et Satan se leva contre Israël, et incita David à dénombrer Israël. C’est Satan lui-même, et non un simple démon, qui a incité au dénombrement.

Certains ont vu une contradiction entre le récit de 2 Samuel 24 et celui de 1 Chronique 21. Est-ce Dieu ou Satan qui a poussé David à dénombrer le peuple ? Les deux versets sont exacts, dans la mesure où ils présentent l’histoire sous deux angles différents. Satan n’a aucun pouvoir à moins qu’il ne lui soit donné par Dieu ; Dieu a permis que la tentation se produise. Ainsi, après neuf mois et vingt jours, le dénombrement eut lieu (2 Sam. 24:8).

 

Le choix de David

C’est après cette période que Dieu envoie le prophète Gad auprès de David, et ce qui suit, est peut-être l’une des sections les plus enrichissantes de l’Écriture. Ici, nous verrons comment la foi et la prière peuvent mettre fin aux châtiments les plus sévères et comment les jugements sont amenés jusqu’au pied du tav, la croix.

Le passage débute dans 2 Samuel 24:11-13: 11 Et le matin, quand David se leva, la parole de l’Éternel vint à Gad, le prophète, le voyant de David, disant: 12 « Va, et parle à David: Ainsi dit l’Éternel: Je t’impose l’une de ces trois choses; choisis-en une, et je te la ferai. » 13 Et Gad vint vers David, et lui rapporta cela, et lui dit: « La famine viendra-t-elle sur toi sept ans dans ton pays; ou veux-tu fuir trois mois devant tes ennemis, et qu’ils te poursuivent; ou y aura-t-il trois jours de peste dans ton pays? Sache maintenant, et vois quelle parole je rapporterai à celui qui m’a envoyé ».

Quel choix difficile David a dû faire ! Il venait de connaître trois années de famine (2 Sam. 21), il savait donc à quoi s’attendre. Il avait également été poursuivi par ses ennemis, dont l’un était son propre fils. La troisième punition semble être la plus sévère, puisqu’une peste peut exterminer une nation en trois jours. Le mot hébreu pour « peste » est deber. Il vient de dabar, qui signifie « destruction ». On pense que ce mot fait référence à ce que nous connaissons comme la peste bubonique ou la peste noire, qui a décimé une population d’environ 100 à 200 millions de personnes en Europe au milieu des années 1300. Le Talmud ordonne à une ville ravagée par la peste de jeûner et de prier.

David a choisi la dernière des trois options. Le verset 14 indique ses raisons : Je suis dans une grande détresse. Que nous tombions, je te prie, dans les mains de l’Éternel, car ses compassions sont grandes; et que je ne tombe point dans la main des hommes. Bien que la peste fût la punition la plus sévère, elle signifiait que Dieu serait entièrement aux commandes. David a prouvé sa sagesse en choisissant cette option. La famine aurait rendu les israélites dépendants des pays voisins qui n’étaient pas des amis d’Israël. Tomber entre les mains d’ennemis aurait été synonyme d’abus. Mais tomber entre les mains de Dieu, c’est tomber entre les mains de la miséricorde et de la grâce, même en période de jugement.

Dieu envoya effectivement la peste, mais pas pour trois jours. Il écourta le châtiment : Et l’ÉTERNEL fut propice au pays; et la plaie fut arrêtée de dessus Israël. (2 Sam. 24:25). La prière est ce qui a interrompu le jugement et David le savait. Il connaissait Dieu. Il savait comment L’émouvoir. La prière est la dernière arme mentionnée dans le contexte de l’armure de Dieu ; toutes les autres parties de l’armure doivent être immergées en elle (Eph. 6:18). La prière est le seul moyen puissant par lequel les temps et les saisons sont changés. Mais une prière efficace est le résultat d’un long travail. Pour que la prière fonctionne, nous devons croire; autrement, elle ne devient qu’une incantation.

Dans le cas de David, la prière était en effet assortie de la foi. Le roi avait une confiance totale en Dieu. Il savait que Dieu pouvait changer d’avis. Après tout, Israël était Son peuple. David a dû se souvenir de l’histoire de Moïse, lorsqu’il a discuté avec Dieu et que celui-ci a renoncé à exterminer la nation (Nombres 14). La foi change l’esprit de l’homme et le rend conforme à l’Esprit de Dieu. Un homme de grande foi est un homme dont la volonté s’est conformée à la volonté de Dieu.

Le troisième élément nécessaire pour que la prière et la foi deviennent efficaces est la repentance. En fait, la repentance est le début du processus, comme on le voit au verset 17 : Et David, quand il vit l’ange qui frappait parmi le peuple, parla à l’Éternel, et dit: Voici, moi j’ai péché, et moi j’ai commis l’iniquité; mais ces brebis, qu’ont-elles fait? Que ta main, je te prie, soit sur moi et sur la maison de mon père. David n’a pas argumenté avec Dieu. Il a simplement dit : « J’ai péché. Ce n’est la faute de personne d’autre que la mienne. » C’est la clé de la repentance. David aurait pu trouver un million de raisons pour avoir fait ce qu’il a fait, mais il en a assumé l’entière responsabilité.

Foi, prière, repentance, c’est la formule.

 

Foi- Prière-Repentance

 

L’aire de battage d’Arauna

Alors que la peste traversait tout Israël, de Dan au nord à Beër-Shéba au sud (2 Sam. 24:15), elle arriva à Jérusalem et s’arrêta près de l’aire d’Arauna le Jébusien (2Sam. 14:16). Le verset 18 cite ensuite le prophète Gad qui dit : Monte, dresse un autel à l’Éternel dans l’aire d’Arauna, le Jébusien. La peste s’est donc arrêtée au futur emplacement de l’autel des sacrifices du temple, car c’est là que le jugement prend fin et que sa puissance cesse. C’est là que Dieu dit à l’ange destructeur : Assez! Retire maintenant ta main (v. 16). Selon 1 Chroniques 21:26, Dieu a marqué cet autel des sacrifices par un miracle, puisque lorsque David offrit le premier sacrifice, il invoqua l’Éternel; et il lui répondit par le feu des cieux sur l’autel de l’holocauste. Dieu a envoyé le feu des cieux pour consumer le sacrifice en gage de Son acceptation. Tout ceci est une prophétie. Elle prépare le lecteur à la venue du Messie.

Comme si ceci ne représentait déjà pas assez de grâce, il faut faire attention à qui d’autre se trouvait près de l’aire d’Arauna. Le verset 16 dit que c’était l’Ange de l’ÉTERNEL. Le mot « ange » ne décrit pas seulement la nature de l’individu, mais aussi sa mission : un ange est un messager de Dieu. Ainsi, le verset 16 devrait être lu ainsi : « L’ambassadeur de l’ÉTERNEL était près de l’aire de battage. » Chaque fois que « l’Ange de l’ÉTERNEL » est mentionné, l’expression fait référence au Messie Lui-même, dans la mesure où les hommes se prosternèrent devant Lui (Juges 13:20 ; Nombres 22:31). Le Messie confirmait ici Son prochain avènement, puisque c’est en ce lieu que, quelques centaines d’années plus tard, Il mourut pour les péchés du monde. Tous les péchés et tous les jugements prennent fin au pied de Yeshua.

De Shéba qui projetait de diviser et de détruire Israël, aux géants qui voulaient éteindre la lampe d’Israël (2 Sam. 21:17), puis à la peste qui était sur le point de décimer le peuple et le pays, Dieu s’est levé de Son trône pour affirmer que le salut viendra et qu’il est arrivé.

 

Le symbolisme de l’aire de battage

Il est significatif que le temple ait été construit sur une aire de battage. Il y a ici un grand symbolisme. Après la récolte, les grains étaient apportés à l’aire, où ils étaient battus à plusieurs reprises jusqu’à ce que la partie intérieure et molle de ceux-ci soit séparée de la couche dure et de la paille qui les recouvrait. À la fin de la journée, lorsque les vents se levaient, on prenait les grains et on les jetait en l’air afin que le vent sépare les dernières particules de paille de ceux-ci. Il ne restait (alors) que la bonne semence. Ce tri s’effectuait sur l’aire de battage, un vaste espace situé à l’extérieur de la ville. Le même processus de battage et de vannage est l’image qui est utilisée pour montrer comment Yeshua viendra et triera son église : Il a son van dans sa main, et il nettoiera entièrement son aire et assemblera le froment dans son grenier, mais il brûlera la balle au feu inextinguible (Lc 3 :17). Lorsque le Seigneur reviendra, Il séparera la bonne semence de la balle, le blé de l’ivraie. En mentionnant l’Ange du Seigneur, Samuel parle de Yeshua en des termes élogieux.

Après Sa résurrection, Yeshua a donné un enseignement biblique aux deux hommes qu’Il avait rencontrés sur la route d’Emmaüs : Et commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliquait, dans toutes les écritures, les choses qui le regardent (Luc 24:27). Peut-être que, lorsqu’ils sont arrivés à ce passage du livre de Samuel, Il leur a montré où Il se tenait, juste près de l’autel. À bien des égards, Il se tient encore là pour effectuer la séparation finale de l’ivraie et du blé. Le reconnaître dans les Saintes Écritures facilite la compréhension de la Parole de Dieu à ceux qui veulent bien entendre.

Cet article a été publié pour la première fois dans le magazine Ariel, édition du Printemps 2020, Vol. 1, Numéro 34. Il est republié sur ce site avec la permission de l’éditeur et du propriétaire des droits d’auteur : Ariel Ministries USA, San Antonio, TX. Tous droits réservés.

 

 

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