Une question résonne à travers l’Histoire, question qui a accompagné Israël depuis l’époque d’Abraham jusqu’à nos jours : qu’est devenue la vocation d’Israël ? Dieu a dit en Exode 19. 6 qu’Israël serait « un royaume de sacrificateurs »… et par les prophètes, Il a parlé d’Israël comme d’une « lumière pour les nations ». Pourtant, à travers l’exil, la dispersion, la persécution et même l’incrédulité, cette lumière s’est ternie ; Israël, en tant que nation, n’a jamais accompli sa vocation
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Mais les Écritures nous disent qu’aux derniers jours, Dieu suscitera un reste au sein même d’Israël, non pas parmi les nations, mais parmi les 12 tribus, 144 000 hommes juifs, marqués du sceau de Dieu, mis à part et envoyés pour une mission divine. Et ils accompliront ce à quoi Israël a toujours été appelé.
Ils deviendront une lumière pour le monde.
Et le résultat ? Non pas un petit réveil… Non pas un mouvement clandestin…Mais la réaction sera si puissante que le livre de l’Apocalypse nous révèle qu’une multitude innombrable, de toute nation, tribu, peuple et langue, connaîtra le Messie. Israël renaîtra, non seulement comme une nation parmi les nations, mais comme le témoin de Dieu auprès des nations.
En examinant le chapitre 7 de l’Apocalypse, nous constatons la précision et le détail de la description. Dès le verset 5, nous lisons : « De la tribu de Juda, 12 000 furent marqués du sceau. » Ce même schéma se répète 12 fois : Ruben, Gad, Aser, Nephtali, Manassé, Siméon, Lévi, Issacar, Zabulon, Joseph et Benjamin contribuent chacun à hauteur de 12 000 personnes.
La répétition du nombre « 12 000 » est délibérée. Elle souligne à la fois l’ordre et la fidélité de Dieu dans la préservation d’Israël, tribu après tribu, conformément à son plan. Cette description est remarquable car le livre de l’Apocalypse est relativement bref et souvent peu détaillé, nous incitant à consulter les Écritures, l’Histoire et d’autres sources pour en saisir pleinement le sens. Or, ici, le détail est d’une précision inhabituelle, comme si l’Auteur avait anticipé que beaucoup tenteraient de minimiser, voire d’exclure, Israël du récit biblique. Au contraire, le texte établit fermement la place d’Israël, montrant que cette nation ne disparaîtra pas, mais renaîtra de façon puissante et indéniable, selon le plan de Dieu.
Leur apparition au moment opportun
Pourquoi, alors, ces 144 000 Juifs apparaissent-ils à ce moment précis de l’Histoire ? Premièrement, au chapitre 7 du livre de l’Apocalypse, l’Église n’est plus sur terre. Enlevée lors de l’Enlèvement, sa mission terrestre est accomplie. À ce moment-là, un Reste d’Israël s’avance pour continuer à proclamer l’Évangile, comme Israël l’a fait aux tout débuts de l’histoire de l’Église. De même qu’Israël a servi à fonder l’Église, il servira aussi à lancer un puissant mouvement pendant la Tribulation. Alors, une grande multitude de Juifs et de non-Juifs de toutes les nations se convertira et se joindra à la proclamation de la bonne nouvelle du salut en Yeshua.
Évangélisation par les Juifs
Ces 144 000 Juifs messianiques apparaissent au début de la Tribulation. Et peut-être même, maintenant, à leur insu, Dieu les prépare et les façonne-t-il déjà pour cette mission. C’est pourquoi l’évangélisation envers les Juifs est si importante aujourd’hui. Imaginez une course de relais. Un coureur porte le témoin avec force et détermination, puis, au moment opportun, le transmet au suivant, qui poursuit la course avec une énergie renouvelée vers la ligne d’arrivée. La mission elle-même ne change pas ; seuls les coureurs changent. De la même manière, le plan de salut de Dieu progresse dans l’Histoire. L’Église porte le message à notre époque, et lorsque sa mission sera accomplie, les 144 000 reprendront ce même message et accompliront leur part de la course avec puissance et fidélité. C’est pourquoi ils sont appelés les prémices offertes à Dieu en Apocalypse 14. 4 : « Ils ont été acquis d’entre les hommes comme prémices pour Dieu et pour l’Agneau. »
Les Prémices d’Israël
Mais les Prémices de quoi ? Les Prémices d’Israël. Ils constituent le premier groupe (après l’Enlèvement) de la nation à se lever et à accomplir la vocation d’Israël : être un royaume de sacrificateurs consacrés à Dieu. En eux, nous voyons une belle continuité avec le Reste dans l’Ancien Testament ; la même fidélité, la même vocation, désormais pleinement réalisées. Ils marquent le commencement de ce que Dieu accomplira encore avec toute la nation. Ce sont ceux dont il est question en Matthieu 21. 43 : « C’est pourquoi, Je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé et donné à une nation qui en produira les fruits. » Ceci désigne le véritable Israël qui se lèvera au sein même d’Israël, un Reste fidèle accomplissant la vocation que Dieu a adressée à la nation dès le commencement. C’est comme un arbre qui, après avoir paru stérile un temps, fait jaillir de nouvelles branches de ses racines et porte les fruits qu’il était destiné à produire.
Le Sceau
Mais quel est ce sceau que recevront les témoins ?
Un autre passage des Écritures présente une situation remarquablement semblable à celle que nous observons au début de la Tribulation, où le Seigneur marque un Reste en Israël. La manière dont Il procède est profondément frappante. On la trouve dans le livre d’Ézéchiel, au chapitre 9. L’action se déroule à Jérusalem, juste avant la destruction du Premier Temple en 586 avant J.-C. Au verset 4, le Seigneur ordonne : « Passez au milieu de la ville, au milieu de Jérusalem, et marquez d’un signe le front des hommes qui gémissent et pleurent à cause de toutes les abominations qui s’y commettent. » En ces heures sombres, alors que la nation s’était en grande partie détournée de lui, le Seigneur remarqua un petit groupe de Juifs fidèles, accablés par le péché, en deuil et en prière. Il leur envoya un messager divin pour apposer un sceau sur leur front.
Mais ce qui est particulièrement remarquable, c’est la nature de ce signe. Le mot hébreu utilisé est « tav », la dernière lettre de l’alphabet hébraïque. Or, à l’époque d’Ézéchiel, cette lettre ne s’écrivait pas comme aujourd’hui. Dans sa forme ancienne, le tav avait la forme d’une croix et qui alors devint un sceau de protection apposé sur les fronts de ce petit groupe de fidèles à Jérusalem.
Mais sa signification est encore plus profonde. Certains rabbins, comme Abraham ibn Ezra au 12e siècle, ont vu un lien entre cette marque en Ézéchiel et le sang placé sur les montants des portes à la Pâque, un autre signe de protection divine pour ceux qui croyaient. Ce qui rend cela si extraordinaire, c’est que le sceau de préservation apposé sur le Reste d’Israël est le tav, une marque qui, dans son ancienne forme ressemblait à une croix. Je n’avais jamais réalisé à quel point la croix était juive avant de lire Ézéchiel. Ce n’est pas un détail anodin, car le même motif apparaît ailleurs dans l’Écriture.