Tant de choses se produisent autour de nous ; le chaos, l’agitation et le doute règnent. Partout dans le monde, les peuples aspirent plus que jamais à la paix et à la stabilité. La semaine dernière, près de vingt-sept nations se sont réunies à Charm el-Cheikh, en Égypte, pour assister à la signature d’un accord de paix entre le Hamas et Israël. Il est intéressant de noter qu’aucun de ces deux n’était présent, et pourtant les nations se sont félicitées avec enthousiasme, comme si la paix avait été véritablement conclue.
Mais ce que nous avons constaté lundi dernier correspond exactement à ce que les prophètes avaient prédit il y a des milliers d’années : Israël, et plus particulièrement Jérusalem, deviendrait le centre symbolique du monde, comme l’avait prédit Ézéchiel. La confirmation la plus frappante de ce fait est venue des propos du président du sommet, le président Trump qui a fait référence à cette région du Moyen-Orient et a déclaré : « Ce sera le centre géographique du monde. »
À ce moment-là, les anciennes prophéties et la réalité présente se sont entremêlées, nous rappelant que l’histoire ne s’égare pas sans but, mais progresse avec le dessein divin vers Jérusalem, centre du plan rédempteur de Dieu. Il est également remarquable que trois nations siègent à la table d’honneur pour superviser cet accord de paix : parmi elles, on peut identifier les membres des quatre rois ou dirigeants émergents du monde à la fin des temps, comme l’ont prophétisé Daniel, Ézéchiel et Jean. L’Égypte, surnommée le Roi du Sud, se trouvait à gauche. La Turquie, membre de la coalition du Roi du Nord, à droite, et les États-Unis, une nation occidentale de premier plan, au centre. C’était tout simplement frappant.
Le langage utilisé autour de cet événement était tout simplement biblique, au sens littéral du terme ; le président Trump a déclaré : « Il a fallu 3 000 ans pour en arriver là, vous le croyez ? Et ça va tenir le coup. » Trois mille ans ? Cela nous ramène au roi David lui-même. Alors… oui, on pourrait dire que le président se sent royalement optimiste !
Il y avait dans la salle un fort sentiment que l’Histoire avait atteint un sommet significatif. Bien qu’il s’agisse d’une étape importante, il ne s’agissait pas encore du traité de paix ultime annoncé dans les Écritures, mais plutôt du début d’un chemin qui y mène.
Du côté israélien, Netanyahou a prononcé son propre discours, et bien que je respecte profondément cet homme pour le travail qu’il accomplit depuis de nombreuses années, il manquait un élément essentiel à son discours. Il a loué à juste titre l’armée israélienne, les Forces de défense israéliennes, déclarant : « Grâce à ces héros, notre nation prospérera. Et grâce à eux, notre nation connaîtra la paix. » Il est vrai qu’il s’agit d’une armée puissante. Il a également salué Trump, affirmant qu’il avait ouvert la voie à une expansion historique de la paix dans notre région et au-delà. C’est également vrai.
Pourtant, il n’a accordé aucun crédit à Dieu. Or, l’histoire d’Israël nous montre clairement et à maintes reprises que compter sur la force de son armée ou sur une intervention étrangère n’est pas la voie du succès. La voie passe par la repentance, comme l’ont affirmé Moïse, Salomon, Daniel et Néhémie.
Le Seigneur, par l’intermédiaire de Moïse, dans Lévitique 26. 40-45, a dit : « S’ils confessent leur iniquité… alors je me souviendrai de mon alliance… » Dieu promet alors de se souvenir de l’alliance avec Abraham, Isaac et Jacob, de ne pas les rejeter, même en exil, et d’apporter la paix à Israël. Malheureusement, Israël est justement comme sur le point de croire en un autre, différent, celui que Yeshua mentionne en Jean 5. 43. « Je suis venu au nom de mon Père et vous ne me recevez pas ; si un autre vient en son propre nom, vous le recevrez. » C’est l’AntiChrist qui ne semble pas loin d’arriver.
Et cette paix sera-t-elle durable ? Pas celle-ci ; c’est comme essayer de guérir une blessure profonde avec un pansement.
Il semble qu’il s’agisse d’un phénomène historique bien résumé par Paul en 1 Thessaloniciens 5. 3 : « Tandis qu’ils diront : “Paix et sûreté !” une ruine soudaine les surprendra… »
Tout au long de l’histoire, les traités de paix ont souvent été conclus juste avant le déclenchement de guerres majeures. Ce fut le cas avec les accords de Munich, signés en 1938. La Grande-Bretagne et la France, désireuses d’éviter une nouvelle guerre mondiale, ont signé un accord avec Hitler permettant à l’Allemagne de s’emparer d’une partie de ce qui était alors la Tchécoslovaquie. Le Premier ministre britannique Chamberlain rentra chez lui en déclarant : « Paix pour notre temps ». Un an plus tard, en 1939, la Seconde Guerre mondiale éclata.
En 1941, le Japon et les États-Unis négociaient des accords de paix et de commerce. Nombreux étaient ceux qui pensaient qu’une solution diplomatique était possible. Quelques mois plus tard, le Japon lança une attaque surprise sur Pearl Harbor alors que les négociations étaient toujours en cours !
Ce schéma apparaît également dans l’histoire de la Bible : il y a 2 500 ans, lorsque le Seigneur parla au prophète Jérémie, avertissant le peuple en ces termes : « Ils ont pansé la blessure superficielle de mon peuple, en disant : « Paix, paix », alors qu’il n’y a pas de paix. » Jérémie 6. 14. Et en effet, la prophétie nous annonce que, lorsque l’AntiChrist apparaîtra sur la scène mondiale, il proposera une alliance de paix trompeuse, conclue avec les mêmes nations où ce dernier accord a été signé lundi dernier. Ce jour-là, Israël et le monde entier lui feront confiance et croiront à ses promesses.