Deux prophéties du livre de l’Apocalypse mentionnent les rois d’orient -ou d’Asie- en rapport à la fin des temps : une immense armée se dirigeant vers le Moyen-Orient et qui traverse l’Euphrate. La première, au chapitre 16, annonce que les nations du monde se rassembleront pour la guerre d’Harmaguédon.

 

Ce grand rassemblement et l’arrivée des armées asiatiques sont expliqués plus en détail au chapitre 9, où il est dit que le fleuve Euphrate s’asséchera pour laisser passer les armées de l’Orient. Historiquement, l’Euphrate a constitué une frontière naturelle entre l’Orient et l’Occident. Cependant, ici, cette frontière disparaît, ne constituant plus une contrainte mais permettant au jugement de se produire. Par le passé, de nombreuses explications ont été avancées pour justifier la venue des pays asiatiques au Moyen-Orient. Mais aujourd’hui, en examinant l’actualité mondiale, une perspective plus éclairée s’impose : leur mouvement pourrait être motivé par un besoin stratégique de ressources énergétiques : notamment en pétrole et en gaz.

 

Considérons la situation mondiale actuelle : selon les médias, plusieurs pays asiatiques sont confrontés à une crise énergétique qui s’aggrave en raison de la fermeture du détroit d’Ormuz, un passage crucial par lequel transitent habituellement jusqu’à 80 % de leur approvisionnement en pétrole.

 

La semaine dernière, les Philippines, qui importent environ 98 % de leur pétrole du Golfe, sont devenues le premier pays à déclarer l’état d’urgence énergétique. Depuis le début du conflit le 28 février, les prix des carburants y ont plus que doublé. Au Vietnam, le prix de l’essence a augmenté entre 30 et 40 %. En Thaïlande, des achats de panique ont été signalés. Le Japon, qui dépend du Moyen-Orient pour environ 95 % de son pétrole, a commencé à puiser dans ses réserves stratégiques. Taïwan, la Corée du Sud et la Chine en subissent également les conséquences, tandis que des pays comme le Pakistan et le Sri Lanka ont instauré un rationnement du carburant. Dès lors, une question se pose : que se passera-t-il si ce conflit se poursuit et que le détroit d’Ormuz reste fermé ? Ces nations ne peuvent pas se retrouver indéfiniment privées de pétrole et de gaz…

 

Il nous faut néanmoins rester prudents et faire preuve de discernement. Nous ne sommes pas encore au temps de l’accomplissement complet des prophéties contenues dans les livres de l’Apocalypse et du livre de Daniel. L’Écriture montre que certains événements clés doivent d’abord se produire, entre autres la confirmation d’une alliance de sept ans, une période de trois ans et demi de paix apparente et la reconstruction du Troisième Temple à Jérusalem. Cependant, ce que nous observons aujourd’hui pourrait être un avertissement ou un avant-goût de ce qui nous attend. Jamais, au cours des deux derniers millénaires, la situation mondiale ne s’est autant alignée sur les conditions décrites dans l’Apocalypse. Il semble que le monde se dirige inexorablement vers cette convergence finale.

 

Cependant, pour revenir aux prophéties de l’Apocalypse, si l’on commence à entrevoir ce que les Écritures ont prédit depuis longtemps, les passages en Apocalypse chapitres 9 et 16 contiennent certaines des prophéties apocalyptiques les plus fortes concernant la fin des temps. Et le résultat est stupéfiant. Nous lisons en Apocalypse 9. 15 que quatre anges sont envoyés, préparés pour une heure, un jour, un mois et une année précis, avec un dessein terrifiant : causer la mort d’un tiers de l’humanité. Un tiers : cela représente un nombre inimaginable. Aujourd’hui, cela équivaudrait à environ 2,5 milliards de personnes. Pour mettre cela en perspective, les historiens estiment qu’environ 100 millions de personnes sont mortes dans des guerres au cours du XXe siècle et peut-être jusqu’à un milliard dans toute l’histoire. Pourtant, l’Apocalypse parle d’une période, en seulement trois ans et demi, où des pertes de cette ampleur dépasseraient de loin toutes les autres.

 

Le prophète Daniel nous apporte un éclairage supplémentaire. Il explique que cette immense armée venue de l’Est n’agira pas seule, mais s’alliera au Roi du Nord (Daniel 11. 44) pour s’opposer aux puissances occidentales, celles de l’AntiChrist. Le Roi du Nord est souvent assimilé au pays de la Russie et les événements récents montrent que ce pays renforce de plus en plus sa position contre l’Occident. La semaine dernière encore, le président russe Vladimir Poutine, a déclaré que son pays soutenait l’Iran comme un partenaire fiable et a félicité les dirigeants iraniens à l’occasion de Norouz, le Nouvel An iranien.

 

On se demande souvent : pourquoi la Russie se tournerait-elle vers le Moyen-Orient, voire contre Israël, comme décrit dans Ézéchiel chapitres 38-39 ? Il y est écrit que ce sera pour le butin (38. 12). La réponse pourrait bien être la même motivation qu’ailleurs : l’énergie, le pétrole et le gaz. Et c’est cette crise mondiale sans précédent qui pourrait finalement mener au retour du Messie, appelée la Seconde Venue. Beaucoup croient que le progrès s’opère par la politique, le pouvoir et la nécessité, mais l’Écriture montre que l’histoire converge vers un dessein divin : le moment où Dieu lui-même interviendra et mènera toute chose à son terme. Ce que nous observons aujourd’hui n’est pas le fruit du hasard, mais une pression croissante. Et lorsque Dieu permettra que cette contrainte soit levée, le monde progressera rapidement vers l’affrontement final et, en fin de compte, vers le retour du Roi.

 

Semaine après semaine, nous sommes toujours émerveillés de constater à quel point les événements mondiaux semblent se dérouler en accord avec le calendrier prophétique. Cela nous fait penser à un voyageur dans une gare, les yeux rivés sur le tableau des départs. Au premier abord, les horaires paraissent lointains et presque insignifiants. Mais à mesure que les minutes passent, les annonces se font plus fréquentes, les lumières clignotent, et soudain, le train qui semblait si loin arrive à quai. De même, la prophétie demeure inchangée ; le plan de Dieu a toujours été établi, mais à mesure que nous nous en approchons, les signes deviennent plus évidents, plus fréquents et impossibles à ignorer. La vraie question n’est pas de savoir si le train va arriver, mais plutôt si nous serons prêts lorsqu’Il arrivera.

 

 

Visionner: Israël et les nations – Pourquoi les nations se rapprochent-elles?