S’il y a jamais eu un moment où des expressions comme « rumeurs de guerre » et « préparatifs de guerre » ont pris tout leur sens, c’est bien ces derniers jours. Suivre l’actualité jour après jour donne l’impression d’assister au déroulement d’un drame haletant, chaque information gagnant en intensité, tel un crescendo qui laisse le monde entier en haleine.

 

Le vendredi 13 février, nous avons appris que le plus grand porte-avions américain du monde se dirigeait vers le Moyen-Orient pour rejoindre un autre navire déjà présent sur place.

 

Le 16, l’US Air Force a commandé des bombes anti-bunker GBU-57 de 13 600 kg, capables de pénétrer à 60 mètres de profondeur, destinées à être utilisées contre des installations nucléaires iraniennes.

 

Puis, le 18, nous avons lu dans des médias du Moyen-Orient, comme le Jerusalem Post, que les États-Unis et Israël allaient frapper l’Iran très prochainement.

 

Le même jour, des informations ont fait état d’exercices navals conjoints menés par la Russie et l’Iran dans le golfe d’Oman et le nord de l’océan Indien.

 

Suite à cette annonce, les tensions semblaient s’intensifier. Certains se demandaient : assistons-nous aux préparatifs de la guerre de Gog et Magog ? La Russie et l’Iran, deux des principales nations souvent associées à cette prophétie, apparaissaient côte à côte lors d’un exercice militaire coordonné, faisant écho à une coalition évoquée il y a plus de 2 500 ans.

 

Le même jour, les États-Unis ont déclaré que leur armée était prête à frapper l’Iran dès samedi. Le 19, le renforcement de la puissance aérienne américaine au Moyen-Orient a été qualifié de plus important depuis la guerre d’Irak, les É-U déployant un nombre record d’avions de chasse et d’appareils dans la région.

 

Ce même jour, des pays du monde entier, comme l’Allemagne et la Pologne, ont demandé à leurs ressortissants de quitter immédiatement l’Iran et les zones environnantes.

 

Le 20 février, les États-Unis ont affirmé que le monde avait 10 jours pour voir si l’Iran acceptait un accord, faute de quoi de graves conséquences se produiraient.

 

Face à ce flot incessant de gros titres, on a presque l’impression de ne plus avoir besoin de regarder des films : on peut les vivre en temps réel, scène par scène. Chaque jour se déroule comme un nouveau chapitre d’un thriller : alliances inattendues, escalades soudaines.

 

Dans ce climat de rumeurs de guerre, des signes de paix se font jour. Jeudi dernier, le 19, de nombreux pays ont tenu leur première réunion du Conseil de la paix à Washington.

 

Le président des États-Unis a déclaré : « La paix règne au Moyen-Orient » et « La guerre à Gaza est terminée ». Ces déclarations étaient accompagnées d’expressions telles que : « Harmonie durable » et « anciennes blessures guéries ». Alors que les pays promettaient un investissement de 7 milliards de dollars à Gaza, les États-Unis en ont promis 10 milliards.

 

La semaine dernière, l’Indonésie a finalement annoncé le nombre de soldats prêts à y être déployés : 8 000 hommes, dont le déploiement est prévu en juin prochain.

 

La Russie a proposé de gérer un hôpital dans la bande de Gaza.

 

Jeudi, la Turquie a réaffirmé son vif désir d’y envoyer des troupes : un nouvel acteur dans cette guerre sans fin.

 

L’Italie, la Roumanie, la Grèce et Chypre ont toutes accepté l’invitation de l’administration Trump à participer en tant qu’« observateurs ».

 

Que se passe-t-il dans le monde ? D’un côté, nous assistons à des préparatifs de guerre ; d’un autre côté, des pourparlers urgents de paix et l’annonce de nouveaux traités.

 

Et pourquoi cette précipitation soudaine vers Gaza ? Pourquoi ne pas déployer la même urgence pour des pays comme le Soudan du Sud, où les déplacements de population et les souffrances sont massifs, ou encore le Congo, l’Afghanistan, Haïti ou Cuba ?

 

Si la guerre à Gaza est terminée, pourquoi cette étroite bande de terre capte-t-elle une telle attention internationale ? Les prophètes ont parlé d’une époque où les paroles de paix et les réalités de la guerre coexisteraient, où les promesses de calme accompagneraient les préparatifs d’un conflit plus vaste. L’Écriture nous dit que dans les derniers jours, on parlerait de paix alors même que le monde se dirige vers une confrontation décisive.

 

Et pourquoi Gaza ? Peut-être parce qu’elle se situe à seulement 75 km environ de Jérusalem, la ville qui, selon l’Écriture, deviendra le centre névralgique des nations.

 

Tandis que nous observons ces événements, nous qui avons confiance dans le Dieu de la Bible pouvons garder la paix. L’histoire n’est pas hors de contrôle. Dieu est souverain.

 

Bien qu’il puisse parfois sembler distant, il n’est jamais absent. Il se tient au-dessus des événements de ce monde et y est toujours profondément impliqué.

 

 

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