À mesure que le temps passe, l’actualité semble de plus en plus étrange. Ce mois de juin pourrait bien rester dans les annales comme un mois de contradictions, une période où deux parties mènent des négociations tout en multipliant des déclarations contradictoires. Je fais ici référence à la tendance frappante observée lors des récentes médiations entre les États-Unis et l’Iran, où les deux camps n’ont cessé de se contredire mutuellement.

 

L’un affirme : « Il y a un accord. » L’autre répond : « Aucun accord n’a été conclu. »

 

Prenons quelques exemples. Dès les mois d’avril et mai cette année, les États-Unis assuraient que des négociations directes étaient en cours, tandis que l’Iran soutenait que les pourparlers n’étaient qu’indirects. À la mi-juin, des responsables américains déclaraient qu’un accord était prêt à être signé immédiatement, alors que l’Iran maintenait qu’aucun accord définitif n’existait.

 

Ensuite, les États-Unis ont affirmé que l’Iran avait sollicité ces pourparlers ; l’Iran a rejeté cette version des faits. Les États-Unis ont évoqué des concessions iraniennes majeures, tandis que l’Iran a indiqué que les discussions portaient uniquement sur un allègement des sanctions. Puis, le président Trump a déclaré que l’Iran avait accepté des inspections nucléaires « pour l’éternité ». L’Iran a toutefois rétorqué qu’il n’existait aucun projet de ce type concernant des inspections. Par ailleurs, alors que les États-Unis affirmaient que le détroit d’Ormuz était ouvert et libre pour la navigation internationale, sans frais de transit, l’Iran a fait savoir qu’il comptait imposer des droits de passage. Et peu de temps après, les deux parties en venaient à s’échanger des tirs.

 

Que cachent ces contradictions ? Ou, plus précisément, qui se trouve derrière elles ? Les prophéties bibliques révèlent que lorsque les nations s’affrontent, des enjeux dépassant les apparences sont souvent à l’œuvre. Les Écritures évoquent des forces spirituelles agissant en coulisses des affaires des nations. L’un des passages les plus explicites se trouve dans le livre de Daniel ; le prophète y désigne le pays que nous connaissons aujourd’hui sous le nom d’Iran par son appellation des temps anciens, bibliques : la Perse. Ce pays a officiellement conservé le nom de Perse jusqu’au début des années 1930. La prophétie que nous allons examiner traite directement de « la fin des temps », cette période précédant le retour du Messie. L’étude de cette prophétie pourrait éclairer la confusion, la méfiance et la haine qui planent sur le Moyen-Orient. Rappelons qu’au chapitre 9 du livre du prophète Daniel, celui-ci reçoit l’une des plus grandes prophéties messianiques de toute l’Écriture : elle précise le moment de la venue du Messie et de sa mort pour les péchés d’Israël et du monde. Puis, au chapitre 10, un ange apparaît à Daniel et lui dit : « Je suis venu pour te faire comprendre ce qui arrivera à ton peuple dans la suite des temps, car la vision concerne encore un avenir lointain. » (Daniel 10. 14) L’expression hébraïque « aḥarit ha-yamim » (« la fin des temps ») désigne souvent la période précédant immédiatement l’instauration du Royaume du Messie, comme dans les passages d’Ézéchiel 38 et 39 décrivant la guerre de Gog et Magog. Cependant, alors que Daniel est bouleversé par la vision et par la présence de ce messager céleste, l’ange révèle un fait étonnant : « Sais-tu pourquoi je suis venu vers toi ? Je vais maintenant retourner combattre le prince de Perse ; je m’en vais, et voici que le prince de Javan va venir. » (Daniel 10. 20)

 

À cet instant, le voile se lève et nous entrevoyons une autre dimension : le royaume spirituel invisible. Daniel est autorisé à voir que, tandis que les dirigeants terrestres se préparent au conflit, une lutte parallèle se déroule dans la sphère céleste. Cela pourrait-il également nous aider à comprendre la confusion, les contradictions et l’instabilité qui caractérisent notre époque ? Notons les deux figures mentionnées : le prince de Perse et le prince de Yavan. Qui sont-ils ? Le mot hébreu traduit par « prince » est « sar », désignant un dirigeant, un commandant ou une autorité supérieure. Ce terme était souvent employé pour désigner des chefs militaires ; toutefois, il renvoie aussi à des êtres spirituels puissants agissant en coulisses des royaumes terrestres. Le premier est la Perse, un pays — tout comme Israël — aisément identifiable à travers l’histoire. Aujourd’hui, elle s’affirme comme un adversaire majeur d’Israël et du monde occidental, comme l’avaient prédit de nombreux prophètes bibliques. Le second est le prince de Yavan. Bien que le terme « Yavan » soit souvent traduit par « Grèce », il représente bien plus que la nation géographique de la Grèce. « Yavan » désigne la civilisation hellénistique, dont l’influence s’est étendue au monde entier et a profondément façonné la pensée occidentale. N’est-il pas remarquable que cette prophétie mentionne spécifiquement deux puissances : la Perse et Yavan ? Aujourd’hui, nous sommes témoins de tensions entre l’Iran et le monde occidental, en particulier les États-Unis et leurs alliés. Daniel chapitre 10 nous rappelle que, derrière les conflits visibles entre les nations, se joue un conflit spirituel invisible. Si nous poursuivons la chronologie prophétique de Daniel, la prochaine figure majeure à apparaître sur la scène mondiale est celle que l’on appelle communément l’AntiChrist, suivie, en fin de compte, par le glorieux Second avènement du Messie. Le message de Daniel est clair : l’Histoire n’échappe pas à tout contrôle. Derrière l’ascension et la chute des empires se tient le Dieu souverain, qui dirige l’histoire vers le jour où le Messie Lui-même reviendra pour établir son Royaume éternel.

 

À propos d’échanges bizarres entre nations, un autre aspect de notre monde devient de plus en plus irrationnel : l’antisémitisme. Voici quelques exemples illustrant à quel point ce phénomène devient illogique et déraisonnable. Le 16 juin, lors de la Coupe du monde de la FIFA, l’Algérie a affronté l’Argentine, l’équipe du célèbre Lionel Messi. Messi a inscrit les trois buts de la rencontre, l’Algérie s’inclinant 3-0. Toutefois, à un moment du match, alors que l’arbitre prenait une décision en faveur de l’Argentine, un commentateur sportif algérien aurait déclaré : « Messi est protégé par le lobby juif. Ce lobby contrôle le monde, le dirigeant comme bon leur semble, telle une mafia. [Le président de la FIFA] Infantino ne veut pas que nous réussissions. » Ainsi, il semblerait désormais que l’on tienne les Juifs pour responsables non seulement de la politique, des banques, des guerres et de la météo, mais aussi de la défaite de l’Algérie lors d’un match de football ! Prenons un autre exemple. La semaine dernière, le président sortant de la Colombie, Gustavo Petro, a affirmé qu’Israël s’était immiscé dans l’élection présidentielle de son pays. Comme si Israël n’avait rien d’autre à faire que de se rendre en Colombie pour manipuler ses élections. Au fait, avez-vous remarqué le pouvoir extraordinaire que les antisémites prêtent au peuple juif ? Même les Juifs eux-mêmes sont souvent stupéfaits par de telles accusations. Pourtant, cela illustre bien le caractère irrationnel et illogique de l’antisémitisme. Un dernier exemple, qui nous vient cette fois du Canada. Le 1er juin 2026, le Premier ministre Carney a prononcé un discours dans une synagogue pour condamner l’antisémitisme et a annoncé la création d’un comité chargé de le combattre. C’est assurément louable et encourageant. Toutefois, penchons-nous sur les personnes nommées pour siéger à ce comité. Parmi ses membres figure l’ancien ministre canadien des Transports, Omar Alghabra, considéré par beaucoup comme un antisémite virulent. Ses détracteurs ont souligné plusieurs de ses déclarations passées concernant le Hamas et le Hezbollah, remettant en question la compatibilité de ses opinions avec la mission du comité, qui est de lutter contre l’antisémitisme. Cela illustre à quel point notre monde est devenu déroutant et contradictoire.

 

Mais pour les croyants, ces développements nous rappellent aussi que l’Histoire avance vers son dénouement fixé. En observant ces événements se dérouler semaine après semaine, nous avons la certitude que le retour du Seigneur approche toujours davantage. Il semble même, par moments, que l’on puisse déjà entendre le son lointain du « shofar » appelant le peuple de Dieu à rentrer chez lui.

 

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