Sur le plan international, les événements au Moyen-Orient nous rappellent de plus en plus les prophéties bibliques concernant la fin des temps, notamment à proximité du détroit d’Ormuz. La semaine dernière, l’Organisation maritime internationale (O.M.I.) a signalé que près de 2 000 navires et environ 23 000 membres d’équipage étaient actuellement bloqués dans le golfe Persique.

 

Il s’agit d’un nombre considérable de navires et de personnes attendant de pouvoir traverser l’étroit détroit d’Ormuz, qui ne mesure qu’environ 33 kilomètres (21 milles) de largeur à son point le plus étroit. Or, les voies de navigation ne font qu’environ 3 kilomètres (2 milles) de largeur dans chaque sens, avec une petite zone tampon entre elles. On imagine aisément l’énorme goulot d’étranglement que cela engendre. Comme nous l’avons déjà souligné, le détroit d’Ormuz est l’un des points de passage les plus critiques au monde. De fait, nous en ressentons déjà les effets : hausse des prix du carburant et des denrées alimentaires et des tensions militaires croissantes.

 

Ces événements majeurs nous rappellent d’importantes prophéties bibliques concernant les derniers jours. La Bible parle des « navires de Tarsis », des embarcations qui, depuis l’époque de Salomon, il y a près de 3 000 ans, ont servi à transporter des marchandises de contrées lointaines vers le monde occidental. Il est particulièrement remarquable que les navires de Tarsis réapparaissent dans les prophéties de la fin des temps, aux côtés de nations situées précisément dans la région que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de pays du Golfe. Ces prophéties décrivent également les navires de Tarsis comme jouant un rôle important durant le Jour du Seigneur et la future période de tribulation de sept ans. Pourrait-il y avoir un lien avec les centaines de navires que nous voyons aujourd’hui rassemblés dans le golfe Persique ? Ou peut-être ce à quoi nous assistons aujourd’hui n’est-il pas encore l’accomplissement des prophéties, mais plutôt un avertissement, un signe avant-coureur des événements que les prophètes ont prédits il y a des milliers d’années.

 

Avant d’examiner ces prophéties plus en détail, permettez-moi un instant, car il nous faut d’abord comprendre l’origine du nom Tarsis, qui est fascinante en soi. Tarsis est l’un des noms les plus énigmatiques de la Bible. À l’origine, Tarsis était le petit-fils de Japhet, l’un des trois fils de Noé, dont on pense traditionnellement qu’il est à l’origine de nombreux peuples d’Europe et de certaines régions d’Asie. Au fil du temps, le nom Tarsis s’est associé à une pierre précieuse, ainsi qu’à un peuple, une région ou une ville. Cependant, à ce jour, personne ne peut identifier avec certitude ni la pierre précieuse en question, ni l’emplacement précis de la ville ou de la région appelée Tarsis.

 

Certains pensent qu’il s’agit de la ville de Tartessos en Espagne, où Jonas s’est réfugié. D’autres pensent qu’il s’agit de Tarse, la ville de Paul, dans l’actuelle Turquie, tandis que d’autres encore l’identifient comme la ville de Tharros, sur l’île italienne de Sardaigne. Cela laisse supposer que ces navires provenaient tous du monde occidental. Il est intéressant de noter que certains pensent que le terme s’est associé aux navires transportant des matières premières depuis des régions reculées du monde vers les marchés occidentaux. Le nom Tarsis pourrait même être lié à la racine akkadienne signifiant « chauffer » ou « fondre », dont dérive le mot tarsisu, qui signifie « raffinerie » ou « lieu de fusion ». Ces navires transportaient des matières premières destinées au raffinage, notamment des métaux et même des céréales pour la fabrication du pain.

 

En ce sens, l’image correspond remarquablement bien aux centaines de navires modernes qui transportent aujourd’hui des matières premières telles que le pétrole et le gaz de la région du Golfe vers le monde occidental. Au fil du temps, les navires de Tarsis sont devenus un symbole de l’économie mondiale et du commerce international et, fait remarquable, ils réapparaissent dans des passages traitant de la fin des temps. L’un de ces passages est le récit de la guerre de Gog et Magog en Ézéchiel chapitre 38, où la Perse, l’Iran actuel, est mentionnée comme perturbant le trafic de ces navires.Au verset 13, nous entendons soudain les voix de deux nations du Golfe et des marchands de Tarsis protestant contre l’invasion imminente. On lit en Ézéchiel 38. 13 : « Séba, Dedan et les marchands de Tarsis, avec tous leurs jeunes lions, te diront : « Es-tu venu pour piller ? As-tu rassemblé tes troupes pour faire du butin, pour emporter argent et or, pour prendre le bétail et les marchandises, pour amasser un grand butin ? »

 

Dedan est souvent associée à l’Arabie Saoudite actuelle et peut-être aux petits pays du Golfe situés le long de la côte, comme le Qatar et les Émirats Arabes Unis. Quant à Saba, son nom a historiquement été lié au Yémen et même à l’Éthiopie. Mais ce qui est particulièrement intrigant, c’est la présence des marchands de Tarsis aux côtés de ces nations du Golfe, qui élèvent la voix pour protester contre ce rassemblement de nations, notamment l’Iran et la Russie, mentionnés sous les noms de Mesheck et Tubal, et d’autres encore. Se pourrait-il que nous assistions aujourd’hui à un avertissement de ce qui s’abattra bientôt sur le monde à travers la guerre de Gog et Magog, un conflit que de nombreux rabbins considéraient comme l’ultime grande bataille avant la venue du Messie ? Dans les prophéties bibliques, cette guerre précède l’Armageddon, et les deux événements semblent très proches l’un de l’autre au cours de ces sept années à venir.

 

Mais les navires de Tarsis apparaissent également dans d’autres prophéties de la fin des temps ; ils sont décrits comme victimes de la guerre finale d’Armageddon. Dans le Psaume 48. 7, les navires de Tarsis sont brisés par le vent d’est, dans un contexte qui évoque l’intervention finale de Dieu dans l’histoire. Ces grands navires marchands, symboles de la puissance commerciale, seraient désormais détruits, illustrant la manière dont Dieu s’attaque à l’orgueil humain et aux puissances terrestres. Dans Ésaïe 2, ils apparaissent également durant le Jour du Seigneur, pendant la Tribulation.

 

Mais voici un autre aspect de la signification de ces navires de Tarsis. Dans le Psaume 72. 10 et Ésaïe 66. 19, nous les trouvons à l’aube du Royaume messianique, du Millénium, ramenant le peuple juif en terre d’Israël depuis toutes les nations du monde, et apportant des dons des nations à Israël.

 

En effet, on entend parler de nombreux navires à la fin des temps, dans le livre de l’Apocalypse, chapitre 18, juste avant le retour du Messie. L’Apocalypse 18 décrit l’effondrement des systèmes économiques et politiques mondiaux et la chute de Babylone. Là, comme dans la prophétie de la guerre de Gog et Magog, il est question des « marchands de la terre qui s’étaient enrichis » (Apocalypse 18. 3). Ces marchands occupent une place centrale dans le chapitre et sont mentionnés quatre fois. Or, il est à noter que le mot grec traduit par « marchand » est « emporos », terme désignant quelqu’un qui voyage par bateau pour faire du commerce. Il est apparenté au mot « gomos », qui désigne la cargaison même du navire. Le texte fait donc clairement référence au commerce maritime et aux échanges internationaux. Ces navires semblent faire partie d’un même vaste système commercial.

 

Et il y a une autre prophétie remarquable à ajouter à celle-ci. Nous voyons dans le livre de la Genèse que Tarsis était à l’origine un petit-fils de Japhet, et qu’il avait un frère nommé Kittim. Dans les Écritures, il est également question des navires de Kittim, aussi associés à la fin des temps. Tandis que ceux de Tarsis sont liés à l’économie, les navires de Kittim apparaissent dans des contextes géopolitiques et militaires.

 

Les navires de Kittim sont mentionnés pour la première fois dans le livre des Nombres 24. 17, au sein de la prophétie de Balaam, celle-là même qui annonce la venue du Messie comme « l’étoile sortie de Jacob », celui qui établira finalement son royaume sur la terre. C’est dans ce contexte prophétique que les navires de Kittim apparaissent, et la prophétie évoque des batailles navales. Ces navires sont mentionnés à nouveau dans le livre de Daniel 11, où est décrite une autre grande confrontation navale entre l’AntiChrist et des puissances maritimes adverses. Aujourd’hui, face à la présence croissante de plus de 100 navires de guerre et aux tensions militaires autour du détroit d’Ormuz, il est impossible de ne pas se demander si ces événements ne présagent pas de conflits navals encore plus importants à venir, conflits également évoqués dans les prophéties de l’Apocalypse.

 

Ensemble, les prophéties concernant les navires de Tarsis et ceux de Kittim dressent un tableau saisissant du commerce et de la puissance militaire, concentrés précisément là où les prophéties bibliques indiquent qu’ils se rassembleront finalement : dans la région du Golfe. Les parallèles avec ce que nous observons aujourd’hui sont difficiles à ignorer et, une fois encore, pourraient constituer un avertissement solennel de ce qui nous attend.

 

Visionner: Israël et les nations – Les navires de Tarsis et le Détroit d’Ormuz