Nous avons maintenant atteint un point où il ne se passe pratiquement pas une seule semaine sans qu’il soit nécessaire de lutter contre l’antisémitisme. On aimerait bien qu’il n’en soit pas ainsi ! Mais c’est notre époque, et l’antisémitisme est comme une alarme incendie qui ne cesse de se déclencher. L’alarme elle-même n’est pas le problème ; en fait, l’alarme est une bonne chose, c’est pour nous avertir que quelque chose de dangereux brûle sous la surface. L’antisémitisme n’est pas seulement un avertissement pour Israël mais pour toutes les nations. Cela nous rappelle le principe biblique : « Aux Juifs d’abord, puis aux Gentils » (Romains 1. 16). Ce qui commence avec le peuple juif s’arrête rarement là, révélant plutôt une crise morale et spirituelle plus profonde qui finalement menace tout le monde.
Une enquête publiée jeudi dernier indique que l’antisémitisme et l’antisionisme augmentent à pas de géant et pourraient avoir atteint un point de non-retour. Les résultats proviennent d’une enquête du Pew Research Center menée du 8 février au 13 mai 2026. L’enquête cherchait à déterminer comment le monde considère Israël aujourd’hui, et le résultat est le suivant : le monde est de plus en plus aigri à l’égard d’Israël. L’étude, menée dans 36 pays, révèle que 67 % en moyenne ont une opinion défavorable d’Israël, tandis que seulement 25 % ont une opinion favorable. Donc, plus de la moitié de la population mondiale a une vision défavorable d’Israël.
Les pays musulmans figurent parmi les premiers sur la liste. Il faut s’y attendre. Le premier pays est la Turquie, avec 97 % de réponses défavorables et seulement 1 % favorables. Cela n’est pas surprenant non plus également ; le prophète Ézéchiel déclare qu’ils rejoindront les nations en guerre avec Gog et Magog. Étonnamment, parmi les pays non-musulmans, le Japon arrive en tête, avec 83 % de personnes non-favorables à Israël. Cela reflète le pouvoir des médias, qui ont influencé les Japonais bien qu’il n’y ait pourtant moins de 2 000 Juifs au Japon. Ici au Canada, c’est malheureusement 65 % et 38 %. Les États-Unis sont à 60 % défavorables et à 37 % favorables ; ce qui est un pourcentage très élevé de personnes qui n’aiment pas Israël. Il s’agit d’un changement majeur, dans la mesure où les États-Unis sont l’un des rares pays au monde à rester encore amis avec Israël. Cette tendance était évidente dans plusieurs incidents inquiétants la semaine dernière. Le 3 juin, un couple israélien ayant une réservation confirmée dans un hôtel en Allemagne a reçu un message via une plateforme de réservation en ligne disant : « Désolé, il n’y a plus de Juifs autorisés. » Sommes-nous de retour dans les années 1930 ? Une telle discrimination rappelle de manière effarante les attitudes et les politiques qui se sont répandues dans toute l’Europe avant l’Holocauste.
Le même jour, en Angleterre, un médecin juif s’apprêtant à immigrer en Israël rapportait que certains médecins lui avaient dit qu’ils refuseraient de soigner des patients israéliens, même si leurs vies était en danger. Le 3 juin également, le Times of Israel a rapporté qu’un avion de ligne israélien s’était vu refuser l’autorisation d’atterrir dans un aéroport de Slovénie et contraint de changer leur route vers la Croatie voisine. Il s’agit d’un nombre remarquable d’incidents en une seule semaine et d’un triste rappel du climat dans lequel nous vivons. Et avec tout cela, les médias continuent de couvrir largement les allégations contre Israël tout en accordant beaucoup moins d’attention à des événements semblables ailleurs. Par exemple, il y a environ trois semaines, lorsque les forces navales israéliennes ont intercepté une grande flottille d’une cinquantaine de navires à destination de Gaza, l’incident a déclenché l’indignation internationale. Les gouvernements du monde entier ont exigé des explications à Israël et cette histoire a fait la une des journaux pendant des jours.Pourtant, au même moment, un autre convoi de plus de 200 militants tentant d’atteindre Gaza par la Libye rencontrait de sérieuses difficultés. Plusieurs membres de la délégation négociant avec les autorités libyennes ont été arrêtés. Les participants ont signalé des mauvais traitements et des inquiétudes ont été exprimées quant au sort et à l’état de certains des négociateurs. Le contraste est saisissant. L’interception israélienne a attiré l’attention du monde entier et des protestations diplomatiques. Les événements en Libye ont par contre fait l’objet de très peu d’attention internationale et encore beaucoup moins de condamnations officielles.
Et hier encore, les médias israéliens ont rapporté que la France avait ouvert une enquête pour « crimes de guerre » quant au traitement réservé par Israël aux militants de la flottille. Cela soulève une question simple : qu’a dit la France à propos du traitement réservé par la Libye aux militants de la flottille ? J’ai cherché une réponse, mais je n’ai trouvé aucune déclaration publique du gouvernement français critiquant, même légèrement, le traitement réservé à ces militants par la Libye. Une recherche effectuée par l’I.A. n’a également révélé aucune déclaration de la France sur cette question. Le contraste est saisissant et nous rappelle combien le discernement et la prière sont nécessaires en ces temps-ci. Nous devons prier pour la France. Pour en revenir à l’enquête dont nous parlions, une autre découverte inquiétante est apparue. L’étude a révélé une profonde division politique dans les attitudes envers Israël aux États-Unis. Parmi les personnages politiques de gauche, 83 % avaient une opinion défavorable d’Israël, contre seulement 37 % pour ceux de droite. Aux États-Unis, la gauche politique est largement représentée par le Parti démocrate. Cela signifie que si le parti du président Trump, les Républicains, perdait les prochaines élections, l’un des alliés les plus forts d’Israël à la Maison Blanche pourrait être remplacé par des dirigeants beaucoup moins favorables à l’état juif.Pourtant, en devenant isolé, Israël devient également ce que le prophète Zacharie a décrit, c’est à dire comme « une pierre pesante pour les nations. » À travers un flux constant d’accusations, de désinformation et d’hostilité, Israël est de plus en plus perçu comme un fardeau que le monde souhaiterait ne pas avoir à porter. C’est précisément l’image que Zacharie présente en Zacharie 12. 3 : « En ce jour-là, Je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples : tous ceux qui la soulèveront seront gravement blessés. Et toutes les nations de la terre se rassembleront contre elle. » Alors que l’antisémitisme continue de croître dans le monde, les paroles de Zacharie ne semblent plus lointaines ou symboliques. Ils nous sont de plus en plus visibles. Plus que jamais, c’est un moment pour la prière, le discernement et la confiance inébranlable dans les promesses de Dieu. C’est aussi le moment de défendre Israël et le peuple juif devant le monde entier. En fin de compte, l’opposition du monde à Israël est une opposition à Dieu. Bien que les guerres puissent s’intensifier et que l’antisémitisme continue de s’accroître, une vérité demeure absolument certaine : le Seigneur prévaudra.