1. Jude préférait être appelé par son nom anglais

2. Pour éviter de lui conférer trop de notoriété et empêcher toute association avec la tribu de Juda, puisqu’il était aussi le demi-frère de Jésus

3. Les traducteurs voulaient le distinguer de Judas l’Iscariot.

 

 

 

 

RÉPONSE

Numéro 3 est la bonne réponse.

 

En grec, il n’y a pas de distinction : Jude, Judas et Juda représentent en fin de compte le même nom hébreu, יְהוּדָה (Yehudah), rendu en grec par Ἰούδας (Ioudas).

 

Les premières bibles en anglais ne faisaient pas systématiquement cette distinction. Au cours du 16e  siècle, les traducteurs anglais ont de plus en plus utilisé « Jude » pour désigner l’auteur de cette épître, le distinguant ainsi du tristement célèbre Judas l’Iscariot. Le Nouveau Testament de Genève (1557) a contribué à imposer « Jude » comme le nom anglais consacré tant pour l’épître que pour son auteur, une tradition reprise plus tard par la version King James.

 

Pourtant, quelque chose s’est perdu au passage. En remplaçant Judas/Juda par Jude, le lecteur anglophone risque de passer à côté du remarquable héritage biblique attaché à ce nom. Yehudah (Juda) n’est pas un nom déshonorant. Plusieurs hommes du Nouveau Testament le portent. C’est le nom de Juda, l’une des 12 tribus d’Israël, dont est issu le Messie. L’Apocalypse nous apprend que le nom de Juda perdurera pour l’éternité, car les noms des 12 tribus seront inscrits sur les portes de la Nouvelle Jérusalem.

 

Il ne faut pas laisser un homme tristement célèbre usurper l’honneur d’un noble nom biblique. Le mal ne peut invalider ce que Dieu a déclaré bon. Ainsi, lorsque nous ouvrons cette courte épître appelée Jude, souvenons-nous que son auteur se présente sous un nom ancien et profondément juif : Ἰούδας, Yehudah : Juda.

 

Lien vers la page des quiz sur la Torah