Ouvrons notre Bible au livre d’Esdras, à la fin du chapitre 3, où nous allons voir tellement de réjouissances. Le peuple d’Israël venait de poser les fondations du Temple et les sacrifices et le culte étaient rétablis. Au verset 11, on voit qu’ils chantaient des louanges et rendaient grâces au Seigneur, en utilisant les Psaumes de David.

Les sacrificateurs ont probablement dirigé le peuple avec une phrase récurrente dans les Psaumes, qu’on retrouve entre le Psaume 100 et le Psaume 136 : « Car Il est bon, car sa miséricorde est sur Israël pour toujours. » À ces mots, le peuple éleva la voix dans une puissante truah, un grand cri de louange, tandis que d’autres pleuraient de joie. Ce qui donnait l’impression que l’ère messianique était arrivée et que tout se déroulait magnifiquement. Mais un autre groupe de personnes entendit les sons de la célébration et ne fut pas du tout heureux.

    
Qui étaient ces gens ? Nous les rencontrerons au début d’Esdras chapitre 4. Or, lorsque les ennemis de Juda et de Benjamin apprirent que le peuple de l’exil construisait un temple à l’Éternel, le Dieu d’Israël… Le bruit de l’événement s’est propagé. À partir de ce moment et jusqu’à la fin de Néhémie, l’ennemi a montré beaucoup de résistance et a proféré des mensonges par le biais de lettres adressées au roi de Perse, ce qui entraîna plusieurs interruptions des travaux. Pourquoi ? Parce qu’Israël accomplissait la volonté de Dieu. Cependant, c’est à ce moment-là que nous commençons à voir le Seigneur se lever et agir avec puissance.

 

Tout d’abord, il a fourni les moyens de préparer et de fortifier son peuple. Avant ces événements avec Zorobabel, Dieu avait suscité de puissants hommes de foi qui entouraient son peuple et parlaient à travers eux avec des prophéties encourageantes et des paroles de puissance. Avant le premier retour avec Zorobabel, Dieu avait parlé par l’intermédiaire des prophètes Jérémie, Ézéchiel, Daniel, Sophonie et Hulda la prophétesse. Tandis que Zorobabel se rendait à Jérusalem pour commencer l’œuvre, comme nous le voyons ici dans le livre d’Esdras, il était accompagné de deux puissants prophètes : Zacharie et Aggée. En chemin, le Seigneur envoya un autre serviteur, porteur de paroles prophétiques édifiantes. Cet homme était le prophète Malachie. Le Seigneur n’abandonne jamais son troupeau.

 

Deuxièmement, outre ces hommes et ces femmes de Dieu, nous verrons comment Dieu a agi avec une telle puissance qu’il a retourné les armes mêmes de l’ennemi contre lui. Ils étaient si déconcertés qu’ils ne comprenaient pas ce qui les frappait. Alors, tandis que l’ennemi était là, troublé par le bruit des réjouissances, lisons les paroles d’Esdras chapitre 5 verset 5 : « L’œil de leur Dieu était sur les anciens des Juifs.» Il est là, présent à chaque verset. 

 

Mais il reste un troisième point important. Outre le harcèlement constant, la prophétie de Jérémie s’est accomplie exactement comme prophétisée. Nous lisons dans Esdras 6. 15 que le Temple fut achevé. Et une date est donnée : c’était la sixième année du règne du roi Darius. Cette date correspond à l’an 516 av. J.-C., exactement 70 ans après sa destruction en 586 av. J.-C. Le Temple fut achevé à la date précise, et c’est ici que se révèle la puissance de la prophétie. Quelles que soient les circonstances, la Parole du Seigneur prévaudra toujours à la fin.

 

Et ce que nous apprenons dès le départ, c’est que l’opposition confirme que nous sommes sur la bonne voie. Si l’on ne faisait rien pour Dieu, Satan n’aurait pas besoin d’attaquer. Mais parce qu’on travaille pour son royaume, l’ennemi est alarmé. Alors, ne nous laissons pas décourager par l’opposition lorsqu’elle survient car souvent elle confirme notre appel.

 

Examinons maintenant de plus près comment l’ennemi a lancé son attaque. Ce qui se déroule devant nous n’est pas seulement un moment historique, mais une révélation stratégique, la manière de fonctionner, l’action du mal, et que nous voyons se dévoiler encore de nos jours et au même endroit : Jérusalem.

 

Le texte suivant nous offre un aperçu approfondi des méthodes de l’ennemi, exposant les schémas et les tactiques qu’il utilise systématiquement tout au long des Écritures. En comprenant cela, nous nous armerons de discernement, prêts à reconnaître ses manigances où et quand elles se présentent. Dans Esdras 4. 2, nous lisons : « Ils [les ennemis] s’approchèrent de Zorobabel et des chefs de famille, et leur dirent : « Bâtissons avec vous, car nous recherchons votre Dieu comme vous, et nous lui offrons des sacrifices depuis l’époque d’Esar-Haddon, roi d’Assyrie, qui nous a fait monter ici. » Voilà une ruse classique de l’ennemi. Ils disent : « Bâtissons avec vous, car nous sommes comme vous. » Ils voulaient se joindre à eux et on voit quelle raison ils invoquent : « Nous adorons le même Dieu, alors travaillons ensemble. » C’est totalement faux, car nous verrons que les Écritures nous apprennent qu’ils étaient des idolâtres, mélangeant le Dieu de la Bible avec ceux d’autres religions. Cela ressemble beaucoup à l’œcuménisme, qui désigne aujourd’hui les efforts visant à promouvoir l’unité et la coopération entre les différentes confessions chrétiennes, quelles que soient leurs positions doctrinales ou leurs croyances. Mais comment parvenir à l’unité sans croire à la même doctrine ?

 

Zorobabel et le grand prêtre d’Israël, Joshua, l’ont compris et ont donné cette réponse percutante au verset 3 : « Vous n’avez rien de commun avec nous pour bâtir une maison pour notre Dieu. » Ils connaissaient ce peuple et leurs croyances et protégeaient le troupeau d’Israël. Voici donc la première tactique de l’ennemi : trouver le moyen d’entrer, du genre : « Si vous ne pouvez pas les arrêter de l’extérieur, rejoignez-les et détruisez-les de l’intérieur. » Jésus a fait sa priorité de dénoncer l’infiltration lorsqu’IL a représenté le Corps du Messie, l’Église, dans les Paraboles du royaume dans le chapitre 13 de Matthieu.

 

Il a commencé par ce que nous pourrions appeler des paraboles d’avertissement ou des paraboles d’infiltration. Avez-vous déjà pensé au lien entre la parabole du blé et de l’ivraie, la parabole du grain de moutarde et la parabole du levain ? Elles ont toutes quelque chose en commun.

 

Pourquoi choisir l’ivraie comme image dans la parabole du blé et de l’ivraie ? Non seulement parce que le blé et l’ivraie se ressemblent tellement qu’il est difficile de les distinguer, mais aussi parce que l’ivraie, une mauvaise herbe, peut causer des dégâts importants dans un jardin. Les mauvaises herbes absorbent souvent de grandes quantités d’eau, en laissant moins aux autres plantes. Elles absorbent les nutriments du sol. Elles poussent plus haut ou si vite et font de l’ombre aux autres plantes. Elles peuvent étouffer les jeunes pousses et les plantes moins hautes. De plus, les mauvaises herbes peuvent servir de refuge ou d’hôte à des insectes, des champignons, des bactéries et des virus responsables de maladies végétales, qui peuvent se propager aux plantes saines. C’est exactement ce que l’œcuménisme fera dans une congrégation saine. C’est ce que fera l’introduction de fausses doctrines.

 

Et le Seigneur nous a donné la parabole du grain de moutarde. Ce que nous voyons, c’est une toute petite graine au départ qui grandit jusqu’à devenir envahissante, si grande qu’au premier siècle, la loi juive interdisait la culture du moutarde dans les villes et les villages. Le Seigneur a également donné la parabole du levain. Là encore, un excès de levain peut faire lever la pâte trop vite et la faire gonfler, au point de la faire retomber. Un excès de levure peut donner au pain un goût fort et désagréable, semblable à celui de la levure ou de l’alcool, alors qu’il est censé sustenter et nourrir.

 

Ces trois paraboles nous invitent à rester purs selon les enseignements de la Bible. Plus tard, l’Esprit de Dieu a inspiré les paroles de 2 Corinthiens 11. 4 en nous mettant en garde contre un autre Jésus, un esprit différent et un autre Évangile. Cet avertissement nous rappelle que ce n’est pas parce qu’une chose porte le même nom qu’elle est identique. Une contrefaçon peut très bien ressembler à quelque chose d’authentique.

 

Nous devons discerner avec soin, car les faux enseignements semblent souvent familiers, voire attrayants, alors qu’en fait ils nous éloignent de la vérité du Messie et du salut qu’Il offre. L’avertissement de l’Esprit nous appelle à nous ancrer fermement dans l’Évangile authentique, enraciné dans le véritable Yeshua révélé dans les Écritures. Zorobabel était conscient de ce danger et refusait de fréquenter ces idolâtres.

 

 

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