1. Oui. Le pape Grégoire le Grand l’a affirmé en 591 après J.-C.

2. Oui. Elle était la femme pécheresse mentionnée dans Luc 7. 36–50, qui a oint les pieds de Yeshua et reçu son pardon.

3. Oui. Elle était la femme surprise en adultère en Jean 8. 1–11, telle qu’elle est représentée dans le film de Mel Gibson de 2004, La Passion du Christ.

4. Non. Il n’existe aucune preuve biblique indiquant que Marie-Madeleine ait été adultère ou prostituée.

 

 

 

 

RÉPONSE

La bonne réponse est 4.

 

Que nous disent les Écritures au sujet de Marie (Myriam) de Magdala ?

 

Nous lisons en Luc 8. 2–3 : « …ainsi que quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits mauvais et de maladies ; Marie, dite de Magdala, de laquelle étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Chuza, intendant d’Hérode, Suzanne, et beaucoup d’autres qui contribuaient à les soutenir avec leurs propres ressources. »

 

Ce passage indique que Marie-Madeleine a été délivrée de sept démons et qu’elle figurait parmi les femmes qui suivaient Yeshua et soutenaient son ministère. Nulle part les Écritures ne la présentent comme adultère ou prostituée. D’où vient donc cette croyance répandue ?

 

Cette tradition est née en grande partie de la confusion entre trois femmes différentes mentionnées dans les Évangiles :

  1. Luc 7. 36–50 : Une femme pécheresse anonyme qui a oint les pieds de Yeshua et reçu le pardon. Le passage ne l’identifie ni comme Marie-Madeleine ni explicitement comme une prostituée.
  2. Jean 12. 1–8 : Marie de Béthanie, sœur de Marthe et de Lazare, qui a oint Yeshua peu avant sa crucifixion.
  3. Luc 8. 2–3 : Marie-Madeleine, de laquelle Yeshua avait chassé sept démons.

 

En 591 après J.-C., le pape Grégoire le Grand a prononcé une homélie identifiant ces trois femmes comme étant une seule et même personne. Cette interprétation s’est profondément ancrée dans la tradition chrétienne occidentale.

 

Des siècles plus tard, cette confusion a persisté dans la culture populaire. Dans le film de Mel Gibson sorti en 2004, La Passion du Christ, Marie-Madeleine est dépeinte comme la femme surprise en adultère mentionnée dans l’Évangile selon Jean (8. 1-11). Pourtant, ce passage ne l’identifie jamais comme étant Marie-Madeleine.

 

La conclusion est simple : c’était une femme juive que Yeshua avait délivrée d’une oppression démoniaque, une disciple fidèle qui a soutenu son ministère, assisté à sa crucifixion et compté parmi les premières personnes à être témoins de sa résurrection. D’ailleurs, l’Église catholique a rectifié sa position à son sujet, reconnaissant qu’elle n’avait jamais été une prostituée. En 2016, elle a été élevée au rang d’ « Apôtre des apôtres », soulignant ainsi le rôle qui lui fut confié par Yeshua : celui d’annoncer la Résurrection aux apôtres. Il convient de distinguer ce que disent les Écritures de ce que des siècles de tradition ont amené les gens à croire.

 

 

Lien vers la page des quiz sur la Torah