1. Faisait-il référence à Genèse 1. 3, lorsque Dieu a ordonné à la lumière de briller dans les ténèbres, se présentant ainsi comme Celui qui apporte la lumière divine dans un monde plongé dans les ténèbres ?

2. Faisait-il référence à Malachie 4. 2, où le prophète annonçait que le « Soleil de justice » se lèverait, dans le même chapitre qui promet la venue d’Élie avant le grand Jour du Seigneur ?

3. S’exprimait-il dans le cadre spectaculaire de la Fête des Tabernacles (Souccot), moment où d’immenses lampes illuminaient les parvis du Temple ?

 

Réponse:

Le contexte historique immédiat le plus probant correspond au numéro 3, bien que Genèse 1 et Malachie 4 puissent également contribuer à la théologie biblique plus large présentant Yeshua comme étant la Lumière. Jean nous indique que ces événements se sont déroulés durant la Fête des Tabernacles : « Or, la fête des Juifs, celle des Tabernacles, était proche. » (Jean 7. 2)

 

C’est durant cette fête qu’avait lieu l’une des célébrations les plus spectaculaires de Jérusalem : la réjouissance liée à la cérémonie du puisage de l’eau, connue sous le nom de Simchat Beit HaShoevah. La Mishna (traité Soukka 5. 2-4) a conservé une description remarquable de cette célébration. Dans le Parvis des femmes se dressaient quatre immenses chandeliers en or, surmontés chacun d’un grand vase rempli d’huile. De jeunes sacrificateurs grimpaient sur des échelles pour les remplir d’huile et de vieux vêtements usagés des sacrificateurs servaient de mèches. Selon la Mishna, la lumière était si éclatante qu’il n’y avait pas une seule cour à Jérusalem qui ne s’en trouvait illuminée.

 

La célébration se poursuivait sous cette grandiose illumination. Des hommes pieux dansaient avec des torches tout en chantant des louanges, tandis que des Lévites jouaient de la harpe, de la lyre, des cymbales, de la trompette et d’autres instruments. Jérusalem était remplie de lumière, de musique, d’adoration et d’attente.

 

Que signifiait toute cette lumière ? Souccot portait en elle une puissante espérance concernant la venue du Royaume de Dieu, l’ère messianique, appelée Olam Ha-Bah (le Monde à venir). Les prophètes décrivaient cette époque comme un temps où la présence de Dieu deviendrait la lumière éternelle d’Israël. Ésaïe écrit, chapitre 60 verset 19 : « Le soleil ne sera plus ta lumière pendant le jour et la lune ne t’éclairera plus de sa clarté, mais l’Éternel sera pour toi une lumière éternelle, et ton Dieu ta gloire. »

 

Imaginez la scène. Le peuple juif célèbre Souccot. Les parvis du Temple sont illuminés par d’immenses lampes. Jérusalem est baignée de lumière. Le peuple célèbre la présence de Dieu et tourne son regard vers l’ère glorieuse à venir. C’est dans ce cadre extraordinaire que Yeshua se tient dans le Temple et déclare : « Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. » Jean 8. 12 Quelle déclaration ! Yeshua ne dit pas simplement : « Je peux vous montrer la lumière » mais déclare : « Je suis la Lumière. » Les grandes lampes de Souccot n’éclairaient Jérusalem que pendant quelques nuits alors que Yeshua offre la lumière de la vie au monde entier, pour toujours et non quelques nuits seulement.

 

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