La Bible ne mentionne qu’un seul Nouvel An, dans Exode 12:1.
Ce mois s’appelle Nisan.
Une tradition très surprenante est que la Fête des Trompettes (Lévitique 23. 23-25) soit appelée le Nouvel An juif, bien qu’elle tombe le 7e mois de l’année et non le premier. La Bible ne mentionne qu’un seul Nouvel An, celui de Pessah (Pâque) comme on lit en Exode 12. 1 : « Ce mois-ci sera pour vous le commencement des mois, ce sera pour vous le premier mois de l’année. » Ce mois s’appelle Nisan.
Alors, comment le septième mois a-t-il été reconnu comme le début du Nouvel An juif ? Ce titre (Rosh Hashana) ne figure pas dans la Torah et est relativement récent. Il s’est développé bien après l’époque de Moïse, entre celle d’Esdras et le premier siècle. Rosh Hashana est l’un des moments où l’on commence à percevoir le profond fossé entre le judaïsme rabbinique et le judaïsme biblique. En fait, de nombreux Juifs ont du mal à distinguer ces deux courants théologiques.
Lorsqu’on interroge les rabbins ou les érudits à ce sujet, la réponse habituelle est qu’il existe deux Nouvel An juif (selon Sarna et Cassuto), l’un à l’automne, le Nouvel An civil, et l’autre au printemps, le Nouvel An religieux. On peut bien vouloir deux ou même quatre Nouvel An, mais pourquoi entendons-nous si peu, voire jamais, parler du véritable Nouvel An à Pessah, alors que Dieu lui-même y a clairement mis l’accent ?
Imaginez que vous célébriez un anniversaire toute votre vie et que vous découvriez ensuite que la date est erronée !
La plupart des Juifs sont surpris d’apprendre que c’est le seul Nouvel An mentionné dans la Bible, et qu’il est donné par Dieu lui-même. La religion a le pouvoir d’opérer de grands changements et de renverser la vérité. Et si Dieu a décidé de faire de la Pâque le Nouvel An, c’est pour une excellente raison : nous voyons ici l’importance de l’Agneau de Dieu, le Messie lui-même, Yeshua ; c’est bien de cela qu’il s’agit. La Pâque est le moment où l’une des prophéties les plus claires de l’œuvre de l’Agneau de Dieu est accomplie. Le Seigneur a voulu perpétuer le souvenir de l’œuvre rédemptrice de l’Agneau afin que les générations suivantes puissent contempler le véritable Agneau de Dieu dans son œuvre de salut. Ainsi, à chaque Pâque, au Nouvel An, nous pouvons vraiment célébrer notre salut.