Nulle part !
Ce concept de conversion est apparu au sein du judaïsme pharisaïque au premier siècle et s’est ensuite intégré au judaïsme rabbinique actuel. Selon les textes bibliques, l’appartenance à Israël se définit principalement par la lignée (descendance) d’Abraham, d’Isaac et de Jacob plutôt que par un acte standardisé de conversion religieuse. Les étrangers (gērîm) qui se ralliaient au Dieu d’Israël et vivaient parmi les Israélites pouvaient participer à certains aspects de la vie religieuse d’Israël. Cependant, ce désir d’adhérer à la foi ne modifie en rien l’appartenance ethnique ou l’identité généalogique d’un individu. Ruth en est un bon exemple. Elle s’identifiait profondément au Dieu d’Israël et à son peuple ; pourtant, selon l’Écriture, elle est toujours qualifiée de Moabite.
Ainsi, à l’époque du Nouveau Testament, un non-Israélite qui adoptait la foi et les pratiques juives était appelé un prosélyte, et non un Juif. L’ascendance est donc restée inchangée.
Par conséquent, en termes contemporains, ce que l’on appelle « conversion au judaïsme » serait plus justement décrit comme une « conversion au judaïsme rabbinique », puisqu’il est impossible de changer sa lignée (descendance) ni son origine ethnique.
