
Non, le Livre d’Énoch n’est pas inspiré.
Face à ce livre ou à des textes similaires, comme les écrits apocryphes ou même des textes plus récents tels que le Livre des Mormons, il est essentiel de se poser les bonnes questions, comme nous l’enseigne le prophète Ésaïe.
« À la loi et au témoignage ! Si l’on ne parle pas ainsi, Il n’y aura pas d’aurore pour le peuple. » (Ésaïe 8. 20)
Ce critère doit être établi à chaque génération pour déterminer si ce que nous entendons est bien la vérité de Dieu. Nous devons tout évaluer, en particulier les idées nouvelles, à la lumière des Écritures.
Or, comment le Livre d’Énoch se compare-t-il à la Bible ? Il est manifestement erroné.
Voici une citation du premier Livre d’Énoch, l’un des trois ; dans cette citation, Énoch est vraisemblablement présenté comme étant le Messie lui-même. Et le chef des jours vint avec Michel, Raphaël, Gabriel et Phanuel, et des milliers et des dizaines de milliers d’anges innombrables. Il vint à moi, me salua de sa voix et me dit : « Tu es le Fils de l’homme, né pour la justice ; la justice demeure en toi, et la justice du chef des jours ne t’abandonnera pas. » (1 Énoch 71. 13-14 – traduction Hermeneia)
Ici, Énoch est identifié comme « le Fils de l’Homme ». Comme nous l’apprenons dans les évangiles et d’autres textes historiques, au premier siècle, le titre de « Fils de l’Homme » était couramment utilisé pour désigner le Messie. Cette affirmation de la messianité d’Énoch ne rend-elle pas ce livre incompatible avec une inspiration divine ?
R.H. Charles propose une traduction qui modifie ce passage du livre d’Énoch pour l’adapter aux enseignements chrétiens, suggérant qu’Énoch ne voit que le Messie. Pourtant, les manuscrits anciens originaux le présentent tel que traduit par Hermeneia.
Ce livre est accessible à tous, car il offre un éclairage précieux sur le judaïsme du second temple d’un point de vue historique. Mais il ne peut être considéré comme inspiré, car seul Yeshua est le Fils de l’Homme, et Lui seul est le Chemin, la Vérité et la Vie.
Tout au long du livre, nous voyons comment Énoch a l’opportunité de s’asseoir auprès de Dieu et comment tous les secrets lui sont révélés. Il est même appelé « le petit Yahvé », ce qui indiquerait qu’il est doté de qualités divines. Mais il n’y a rien d’original dans la manière dont l’histoire d’un homme comme Énoch, qui se révèle ensuite être exalté comme Messie, a pu se développer. Ce livre fait probablement partie des nombreux ouvrages publiés à cette époque pour semer la confusion et minimiser l’importance de la venue du véritable Messie.