Comme nous l’avons vu la dernière fois, Yeshua s’adressait souvent aux doutes de ses disciples. Il leur a montré ses mains trouées et les invitait à affronter cette faiblesse en cherchant des réponses. Il fait de même avec nous aujourd’hui.

Comment gérer nos doutes ? Tout d’abord, examinons d’où vient le doute.

 

Réactions émotionnelles

Déterminez si votre doute provient de réactions émotionnelles. Peut-être avez-vous été profondément blessé par quelqu’un. Il nous arrive d’étendre notre méfiance envers les autres jusqu’à la méfiance envers Dieu. Après tout, nous pourrions nous demander : pourquoi Dieu permettrait-Il une telle chose ? Ainsi, lorsque nous souffrons, nous doutons de Sa bonté.

 

Des hommes comme David et Job ont souvent interrogé Dieu dans leurs moments de plus grande douleur et de plus profonde souffrance. On se souvient d’Asaph, qui, lui aussi, a douté de la bonté divine en voyant les justes souffrir tandis que les méchants semblaient prospérer.

 

Le doute peut surgir face à la souffrance dans le monde, avec ses nombreuses maladies et catastrophes naturelles. Cela nous invite à revenir à la Parole et à méditer sur le rôle de la souffrance dans l’œuvre de rédemption de Dieu.

 

Ressentez-vous un manque affectif dans votre relation avec Dieu ? Cela peut engendrer des doutes quant à son existence, surtout lorsque des prières anciennes et pressantes sont restées sans réponse.

 

 

Défis intellectuels et logiques

Le doute peut naître de défis intellectuels et logiques. Peut-être avez-vous été mis au défi de prouver l’existence de Dieu ou la validité de la Bible. Peut-être avez-vous été confronté à des contradictions apparentes et vous sentez-vous démuni, sans réponses. Vous pourriez également avoir du mal à aborder des questions théologiques profondes, telles que la souffrance et le mal dans le monde. Si quelqu’un vous interpelle, dites-lui que vous allez étudier la question et que vous reviendrez vers lui plus tard. Puis, rentrez chez vous et étudiez. Vous avez besoin de cette justification, de cette raison, de ce logos de cette parole, pour l’espérance qui est en vous. Cela authentifiera et fortifiera votre foi.

 

 

Questions morales

Scrutez votre cœur. Êtes-vous prêt à renoncer aux aspects de votre vie, à vos péchés ou à vos dépendances qui contredisent la Parole de Dieu ? Le doute pourrait-il venir de là ? Le péché engendre cette personne indécise dont parle Jacques. Le péché nous sépare de Dieu et nous empêche de prier et de passer du temps avec lui, par culpabilité et honte. Cela ne fera qu’alimenter vos doutes. Procédez à un examen de conscience approfondi. Confessez et repentez-vous du péché qui vous retient.

 

 

Que devons-nous faire d’autre ?

Demandez la foi. Les apôtres ont demandé à Jésus plus de foi. Si vous n’en avez pas, c’est que vous ne la demandez pas. Jacques 4. 2 dit : « Demandez. » Ne laissez pas les doutes obscurcir votre temps de prière. Cherchez Dieu avec ferveur et espérance. Souvenez-vous, il ne s’agit pas que de sentiments ; il s’agit d’obéissance, et Dieu bénira votre obéissance.

 

 

Vous n’aurez jamais toutes les réponses.

Restez humble. Vous n’aurez jamais toutes les réponses. Pensez à Job. Il voulait tout savoir, mais finalement, c’est sa soumission à la souveraineté de Dieu qui a apaisé son esprit. Nous n’aurons jamais toutes les réponses. Même Moïse, qui parlait à Dieu face à face comme nul autre, a respecté le mystère de Dieu lorsqu’il a dit : « Les choses cachées appartiennent à l’Éternel. » (Deutéronome 29. 29)

 

 

Lisez et méditez

Lisez et mémorisez les passages des Écritures qui concernent votre sujet de doute. La Bible dit que la foi vient de ce qu’on entend de la parole de Dieu, et que la foi dissipe le doute. Concentrez-vous sur votre foi et non sur vos doutes. Lorsque David a affronté Goliath, vous verrez qu’il a davantage parlé du Dieu vivant. Il se concentrait beaucoup moins sur Goliath.

 

 

Vérités sur notre position

Concentrez-vous sur votre identité en Christ, sur les vérités de votre position; c’est en Lui que vous êtes adoptés, pardonnés, scellés pour toujours, aimés, justifiés, rachetés, que vous êtes saints et irréprochables devant Lui dans son amour, que vous êtes son œuvre, et que vous êtes « une nouvelle créature en Christ. »

 

Ce mot « nouvelle » signifie quelque chose qui n’existait pas auparavant, comme quelque chose de créé ex nihilo. Vous êtes une nouvelle création, unique et authentique, et vous n’êtes plus esclave du péché, et le péché n’a plus de pouvoir sur vous. Ne doutons pas de cette vérité et de ce potentiel incroyables que nous avons en Dieu.

 

 

Le doute peut nous visiter, mais la foi décide qui demeure.