
Avez-vous remarqué les nombreuses fêtes et journées de commémoration que nous avons vécues ces dernières semaines ? Il y a trois semaines, trois jours après la fin de la Pâque, les huit jours de la Pâque ont été suivis par Yom HaShoah, la Journée de commémoration de l’Holocauste. Une semaine plus tard, c’était Yom HaZicharon, le jour du souvenir des soldats tombés lors des guerres d’Israël et des victimes du terrorisme. Puis, un jour plus tard, le 30 avril, c’était Yom Ha Atzma’ut, la fête nationale d’Israël commémorant la Déclaration d’indépendance. Et ce n’est pas fini, car la semaine prochaine, le 16 mai, il y a une autre journée de commémoration appelée Lag BaOmer qui tombe le 33ème jour du décompte de l’Omer. Ensuite, nous avons Yom Yerushalayim, le Jour de Jérusalem, le 25 mai, qui est une fête nationale qui commémore la « réunification » de Jérusalem-Est et de Jérusalem-Ouest après la guerre des Six Jours de 1967. Puis, le 1er juin, nous célébrerons Shavouot, la Pentecôte.
C’est un calendrier très chargé, jusqu’à présent, sept jours fériés au total sur une période de deux mois, et chacune de ces dates sert notamment de rappel des événements historiques d’Israël, reflétant la forte tradition de commémoration du peuple juif. Ce fort héritage se reflète également dans les livres que les Juifs lisent aujourd’hui. Nous pouvons toujours comprendre les sociétés à travers les livres qu’elles lisent. Permettez-moi de mentionner quelques-uns des best-sellers actuels destinés aux Juifs : -traduction libre : « L’exil et les Juifs », « L’Amérique et l’Holocauste », « La route vers le 7 octobre : le Hamas, l’Holocauste et la guerre éternelle contre les Juifs » et « Qui sont les Juifs et qui pouvons-nous devenir ? »
Mais il y a quelque chose d’important dans tout cela, car le souvenir est en fait enraciné dans les Écritures et il y a quelque chose que nous pouvons tous apprendre. Dieu a demandé à plusieurs reprises à Israël de ne jamais oublier le passé, sachant que l’histoire a tendance à se répéter car le cœur humain change rarement pour le mieux. Pour citer quelques exemples, nous lisons dans Deutéronome 25. 17 lorsque Dieu dit aux Israélites : « Souvenez-vous de ce que vous a fait Amalek pendant la route, lors de votre sortie d’Égypte. » Puis, environ 400 ans plus tard, IL le leur rappela de nouveau par l’intermédiaire de Samuel et dit : « Je punirai Amalek pour ce qu’il a fait à Israël, comment il s’est dressé contre lui sur le chemin, alors qu’il montait d’Égypte. » 1 Samuel 15. 2.
En plus des Amalécites, nous avons également appris que les Ammonites et les Moabites ont attaqué Israël, ce qui a amené Dieu à dire en Deutéronome. 23. 3 : « Ni Ammonite ni Moabite n’entreront dans l’assemblée de l’Éternel ; aucun de leurs descendants, même jusqu’à la dixième génération, n’entrera dans l’assemblée de l’Éternel. » Quelque 750 ans plus tard, Dieu rappela à Israël de se souvenir de cet événement et dit : « Ô mon peuple, souviens-toi maintenant du conseil de Balak, roi de Moab. » (Michée 6. 5). Et en parlant de ces peuples, les Amalécites, les Ammonites et les Moabites, les avertissements de Dieu n’ont pas cessés pour eux et pour de nombreux autres qui sont mentionnés dans les prophéties de la fin des temps, juste avant la Seconde Venue, celle que nous trouvons par exemple dans le Psaume 83. Cet esprit de haine n’a pas disparu et c’est ce que la Bible rappelle au lecteur.
Même le Nouveau Testament nous ramène fréquemment à des événements anciens pour nous rappeler les leçons du passé. Yeshua lui-même, dans ses dernières paroles aux églises dans les chapitres 2 et 3 du livre de l’Apocalypse, fait référence à des personnages comme Balaam et Jézabel comme s’ils étaient toujours là. Mais c’est aussi le message des prophéties bibliques. Nous rencontrons à maintes reprises des noms anciens de nations et de territoires qui semblent remarquablement inchangés au fil des milliers d’années.
C’est un point crucial à saisir alors que nous abordons cette partie des prophéties de Sophonie, qui fera référence à des événements, des peuples et des lieux qui semblent presque figés dans le temps, et nous sommes donc appelés à creuser plus profondément et à voir comment ces peuples, nations, territoires ont encore quelque chose à nous dire aujourd’hui.