
On pose souvent la question suivante : comment des prophéties comme celles de Sophonie, prononcées il y a plus de 2 600 ans, peuvent-elles se référer à notre époque ? Ces prophéties n’ont-elles pas déjà été accomplies il y a longtemps ? Bien que certaines des prophéties de Sophonie se soient accomplies, ou du moins partiellement, leur réalisation complète reste à venir, peut-être même de notre vivant. N’oublions jamais que ces paroles prophétiques culminent avec la venue du Messie et l’aube de l’ère messianique, quelque chose que le monde n’a pas encore vu.
Voyons une charte de ce que nous appelons la double référence démontrant comment ces prophéties sont divisées en périodes de temps.

Qu’est-ce qu’une prophétie à double référence ? Pour la plupart des prophètes, leurs prédictions étaient divisées en deux catégories : maintenant et plus tard. Ainsi, ce que les prophètes voyaient étaient des événements de leur propre époque, comme vous pouvez le voir dans le premier bloc, tout en voyant des événements touchant soit la Première venue de Yeshua, soit le Jour du Seigneur, soit le Millénium. Certains ont même eu un aperçu de l’État éternel. C’est une étude tellement gratifiante que de rechercher dans les Écritures pour essayer de comprendre à quelle époque les prophéties faisaient référence. Nous pouvons appeler cela la vision télescopique des prophètes.
Les prophéties de Sophonie sont très concentrées et sélectives. Il a choisi des lieux et des pays particuliers parmi tant d’autres. Dans un premier temps, il situe le temps du rassemblement d’Israël, non pas pour les Temps messianiques, mais plutôt pour un rassemblement dans l’incrédulité en vue de la préparation de la terre et de la Seconde Venue. Nous lisons cela dans Sophonie 2. 1. Dieu parlant à Israël, dit : Assemblez-vous, oui, rassemblez-vous, nation sans pudeur. Il s’agit du rassemblement d’Israël des nations sur la terre, quelque chose dont nous avons été témoins à partir de la fin des années 1800 et qui a finalement culminé avec la renaissance de l’État d’Israël en 1948.
Le rassemblement n’est pas complet, et il se fait dans l’incrédulité, dans l’incrédulité et le rejet du Messie Yeshua. Dans Matthieu 24, lorsque Jésus parle du retour d’Israël en 1948, IL parle du figuier qui donne des feuilles mais pas de fruits. Quand Ézéchiel parle de ce rassemblement, dans la parabole des ossements desséchés (chapitre 37), il est surpris de constater que, tandis que les ossements se joignaient les uns aux autres, il n’y avait pas d’esprit en eux, c’est-à-dire l’esprit de foi, l’esprit qu’Israël était appelé à manifester pour être la nation sacerdotale.
Israël aujourd’hui est le produit de ce rassemblement, mais de ce rassemblement national dont Ézéchiel a prophétisé qu’il se ferait dans la colère et non dans la paix comme c’était le cas alors, et même aujourd’hui en Israël ; Nous lisons dans Ézéchiel 20. 34-35 : « Je vous ferai sortir du milieu des peuples, Je vous rassemblerai des pays où vous êtes dispersés, à main forte et à bras étendu, et en répandant ma colère. » Dans l’Histoire, nous pouvons reconnaître cette colère dans la manière dont le peuple juif a souffert pendant l’Holocauste nazi, qui était une tentative de l’anéantir. Cette menace n’était pas seulement en Europe, mais c’était une menace mondiale. On peut se demander pourquoi cette menace d’annihilation des Juifs s’est produite à ce moment-là ? C’est parce qu’ils étaient sur le point de retourner dans leur pays, en préparation de la seconde venue du Messie. La guerre a pris fin en 1945 et Israël est né en 1948. Les nazis n’ont pas réussi.
C’est à ce moment-là que Sophonie se tourne vers l’est et que son attention est attirée vers un autre peuple, celui qui vit en Cisjordanie et en Jordanie, qu’il appelle au chapitre 2, Moab et Ammon. Voici ce qu’il dit au verset 8 : « J’ai entendu les outrages de Moab et les insultes des fils d’Ammon, par lesquels ils outragent mon peuple et s’enorgueillissent de son territoire. » Qui sont Moab et Ammon ? Ces ennemis d’Israël étaient là même avant les Philistins, étant les descendants directs de Lot. Ammon est l’endroit d’où la capitale de la Jordanie, Aman, tire son nom. Son nom biblique est Rabbath Ammon, qui signifie ville principale d’Ammon. C’est également l’une des plus anciennes villes habitées en permanence au monde et, depuis l’époque de Moïse, le peuple d’Amman a toujours été en désaccord avec Israël. Cette ville est très proche de Jérusalem, à environ 100 km. Moab est son frère, tous deux étaient des descendants de Lot, le neveu d’Abraham, et tous deux étaient une épine dans la chair pour Israël tout au long de son histoire, au point que le Seigneur a décrété que : « Aucun Ammonite ni Moabite n’entrera dans l’assemblée du Seigneur ; aucun de leurs descendants, même jusqu’à la dixième génération, n’entrera jamais dans l’assemblée du Seigneur. » Deutéronome 23. 3. Et le Seigneur en donne les raisons au verset 4 en disant : « parce qu’ils ne sont pas venus à votre rencontre avec du pain et de l’eau sur le chemin, lorsque vous êtes sortis d’Égypte. » Abraham, après tout, avait été très bienveillant envers Lot ; il le sauva même de la captivité, mais ses fils eux méprisèrent Israël. Tous deux seront vus à la fin des temps, comme c’est le cas aujourd’hui, narguant Israël.
Mais voyez ce qu’ils disent d’Israël en Cisjordanie et dans les villes et villages palestiniens du pays. Sophonie nous le dit. Nous remarquons les mots ; raillerie, injure, arrogance, et contre ce qu’ils disent être leur territoire, c’est-à-dire le territoire d’Israël qu’ils revendiquent constamment comme leur propre alors que Dieu a dit à plusieurs reprises qu’il l’avait donné à Israël. Le mot hébreu pour raillerie, חֶרְפָּה (ḥerpā), transmet un profond sentiment de mépris et de disgrâce, un mot qui reflète non seulement la moquerie, mais aussi un mépris et une humiliation profondément enracinés. Les autres mots sont des synonymes ; l’injure d’Ammon גָּדַף (gādap) parle de diffamation, d’abus, voire de blasphème. Israël devrait le savoir, et ce n’est pas nouveau, car cela a été prophétisé par Dieu lui-même il y a plus de 2200 ans.
Mais Dieu lui-même a prononcé un jugement sur ceux qui traiteraient Israël de cette manière. Nous pouvons le voir dans la première promesse qu’il a faite à la nation à naître dans Genèse 12. 3 : « Je bénirai ceux qui te béniront, et Je maudirai celui qui te maudira. Ceux qui bénissent Israël seront bénis ». Cependant, voyez à quel point cela devient personnel pour Dieu contre ceux qui maudissent Israël. Les deux mots pour malédiction dans le même verset ne sont pas les mêmes dans l’hébreu original. Le premier mot קָלַל (qālal) signifie en réalité rabaisser, qualifier de sans valeur. Nous lisons : Et celui qui te déshonore, Je le maudirai. Ce deuxième mot pour maudire אָרַר (ʾārar) signifie maudire et insulter avec véhémence, lier avec un sort.
Israël aujourd’hui, comme avant dans la Diaspora, a souvent été rabaissé et considéré comme un obstacle. À cela Dieu répondra. IL maudira celui qui déshonore son peuple. Et surtout aujourd’hui, alors que les médias dépeignent Israël comme une nation si mauvaise, tuant des bébés et détruisant des hôpitaux. Mais avons-nous vérifié l’origine et la validité de ces informations ? La plupart d’entre elles viennent du Hamas, que notre gouvernement, ici au Canada ainsi que celui des États-Unis, ont pourtant tous deux déclaré organisation terroriste.
Dieu est à l’affût de paroles, d’abus et d’arrogance contre Israël. Il est écrit dans Zacharie 2. 8 : « Car ainsi parle l’Éternel des armées : après la gloire, il m’a envoyé contre les nations qui vous pillent car celui qui vous touche touche à la prunelle de son œil. » On nous dit que le texte original disait la prunelle de mon œil, mais les Sopherim, les scribes, l’ont modifié en Son œil, car ils considéraient cela comme trop dépréciatif pour la majesté de Dieu. Mais la grammaire originale est tellement plus forte.
Comment alors Dieu pourrait-il parler de la prunelle de ses yeux ? IL voulait transmettre, par l’illustration la plus puissante, qu’Il ne restera pas silencieux lorsque Son peuple sera persécuté. Ce passage concerne Israël. Peut-on dire que l’antisémitisme, sous toutes ses formes, c’est comme toucher les yeux de Dieu ? Cela ne signifie pas qu’un chrétien d’aujourd’hui doit toujours être d’accord avec tout ce que fait le gouvernement israélien, mais nous savons que le Seigneur est derrière Israël pour le protéger des abus, comme ceux de Moab et d’Amon que nous lisons dans Sophonie.