J’ai reçu un message d’une personne qui souffrait beaucoup. Elle me demandait si c’était normal de pleurer. Je lui ai répondu que Dieu essuiera toutes nos larmes au ciel ; ne verrait-Il pas aussi celles que nous versons ici-bas ?

 

Les larmes sont un comportement propre à l’être humain. Les animaux peuvent crier de douleur, comme un chat qui miaule lorsqu’on lui marche sur la queue, mais ils ne versent pas de larmes. L’émotion qui provoque les larmes est exclusive à l’être humain car nous sommes créés à l’image de Dieu. Ainsi, les larmes peuvent être perçues comme le reflet de notre lien spirituel avec Dieu. Nos émotions et nos larmes reflètent la nature même de Dieu, qui est rempli d’émotions.

 

Si les larmes peuvent avoir une cause physique, comme une fracture, elles peuvent aussi provenir d’une joie profonde, d’un cœur repentant, ou d’une expérience intense de la présence divine. Les larmes sont une belle façon d’exprimer ses émotions ; parfois, nous avons simplement besoin de pleurer.

 

Saviez-vous que pleurer est un moyen naturel de soulager le stress ? Les larmes libèrent des endorphines, ce qui améliore l’humeur. En réalité, refouler sa tristesse et ses larmes peut accroître le stress et perturber le sommeil.

 

Nombreux sont ceux qui craignent de verser des larmes, surtout en public. Les raisons de cette retenue sont multiples. Nous ne voulons pas paraître faibles ou vulnérables. Parfois, nous nous laissons envahir par la conviction que nos larmes ou notre tristesse signifient que nous ne sommes pas de fervents croyants, et que la joie particulière et la foi profonde que nous sommes tous censés avoir nous font défaut si nous pleurons.

 

 

Les larmes sont bonnes pour la santé

 

Et les larmes et les pleurs sont souvent une manière saine de communiquer avec Dieu, d’exprimer nos sentiments et de tendre la main. Alors, n’ayons pas honte de nos larmes, mais considérons-les comme un don de Dieu. Après tout, Dieu nous a donné la capacité de pleurer, et les larmes permettent à nos peines et à nos joies de s’exprimer. Et souvenons-nous, les larmes ne sont pas éternelles. Le Psaume 30. 5 dit : « Les pleurs peuvent durer toute la nuit, mais la joie vient au matin. » (NIV)

 

Et quant à nos larmes, nous savons que Dieu les écoute et prend soin des larmes de chacun, allant même jusqu’à les recueillir et les compter. Notre Dieu, grand et compatissant, ne se contente pas d’ignorer notre souffrance, mais s’en souvient. Existe-t-il une bouteille que Dieu conserve littéralement, ou est-ce une façon poétique d’exprimer combien Il se soucie de nous ? Il n’oublie pas nos chagrins mais les compte, car chaque goutte lui est précieuse.

 

Les pleurs et les larmes sont des réactions naturelles à la vie. Après notre naissance, nous avons tous pleuré, n’est-ce pas ? Et combien de larmes avons-nous versées depuis lors ? Après une mauvaise chute, lors de disputes avec des frères et sœurs jaloux, lorsque nous avons été pris en flagrant délit, lorsque d’autres se moquaient de nous, ou lorsque nous nous sommes sentis incompris. Les larmes font partie de l’expérience de chacun.

 

Mais voyons comment ces larmes étaient liées à des bénédictions.

 

 

Les femmes qui ont pleuré

 

Intéressons-nous d’abord aux femmes qui ont pleuré et voyons combien Dieu se souciait d’elles. Souvenons-nous d’Agar ; ses pleurs ont attiré l’Ange de l’Éternel qui est venu la consoler, elle et son fils Ismaël. Il y a un jeu de mots subtil ici : le nom de l’enfant ? Ismaël, qui signifie « Dieu entend ». L’Écriture dit que Dieu a entendu la voix du garçon ; ses gémissements, sa peur et son désespoir. Les larmes touchent Dieu.

 

Avec Agar, il y a Léah, et bien que son nom signifie « regard sensible », de nombreuses interprétations émergent quant à sa signification. Rashi, un important commentateur biblique et rabbin, affirmait que « regard sensible » signifiait qu’elle pleurait beaucoup. Et pourquoi aurait-elle tant pleuré ?

 

Elle se sentait peut-être trahie et délaissée par son père, qui s’était servi d’elle comme moyen de pression pour contraindre Jacob à travailler sept années supplémentaires. Jacob non plus ne l’aimait pas. Mais Dieu veilla sur Léa : elle conçut la première ; elle enfanta d’autres enfants, et de l’un d’eux provient la lignée de Juda, la lignée messianique. Cela justifie-t-il tant de larmes ?

 

Anne est une autre femme qui pleura devant Éli, le souverain sacrificateur, et ses larmes amenèrent la venue de Samuel, le premier prophète.

 

Marie-Madeleine pleura devant le tombeau vide de Jésus. Elle fut la première à voir le Messie ressuscité. Quelle grâce !

 

Pensons à cette femme pécheresse qui avait oint de ses larmes les pieds de Jésus. Pouvez-vous imaginer l’honneur de ce qu’on se rappelle d’elle à cause de geste, alors que ses larmes ont lavé Ses pieds ? Ses larmes resteraient gravées dans les mémoires d’une très belle manière.

 

 

Les larmes de Yeshua

 

Enfin, considérons un homme : Yeshua, notre Dieu-Héros. Jésus a pleuré deux fois. Vous souvenez-vous quand ?

 

Jean 11. 35, au tombeau : Jésus pleura. C’est le verset le plus court de la Bible en anglais. Il révèle la profonde compassion qu’Il a pour ses frères et sœurs ainsi que la douleur qu’Il ressent face à la mort résultat du péché. Si les larmes étaient un signe de faiblesse, considérez ce que Jésus fera ensuite. D’abord, Il pleure, puis Il ressuscite Lazare. Nous pourrions penser que pleurer est un signe de faiblesse, mais notons la puissance qui la suit. Les larmes semblent être un doux prélude à une incroyable manifestation de puissance. De la faiblesse apparente à la victoire sur la mort et à la puissance de la résurrection, les larmes et la résurrection révèlent son amour infini pour nous.

 

Examinons la deuxième fois où Yeshua a versé des larmes. Il se tenait sur le mont des Oliviers et pleurait les souffrances futures du peuple juif, comme s’Il repensait aux malédictions qui s’abattraient sur cette nation après l’avoir rejeté, telles qu’elles étaient écrites dans Deutéronome 28 et Lévitique 26. Mais ce sont ces larmes qui ont engendré un miracle. Elles ont été le fondement de son chemin vers la croix. Et c’est grâce à la joie qui lui était réservée qu’Il a pu endurer la croix et la honte, et s’asseoir à la droite du trône de Dieu. Les larmes de Jésus ont fait place à la puissance de la joie.

Et « ceux qui sèment dans les larmes moissonneront dans la joie » (Psaume 126.5).

 

Ésaïe 61.3 nous rappelle que, malgré nos souffrances, nos cris et nos lamentations à cause du péché, nous recevrons une couronne de beauté au lieu de cendres, une huile de joie au lieu du deuil, et un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu. Nous, vainqueurs, serons appelés chênes de justice, une plantation du Seigneur pour la manifestation de sa splendeur.

 

Les larmes sont-elles vraiment un signe de faiblesse ? Si elles peuvent révéler notre vulnérabilité, n’est-il pas humble de la partager avec autrui ? Notre faiblesse met alors en lumière la puissance du Messie dans nos vies. Quand nous sommes faibles, alors Il est fortifié (2 Corinthiens 12.10).