
LA PRÉPARATION
Récapitulatif de la 1ère partie
La première confrontation divine a eu lieu dans le Jardin d’Éden entre le Seigneur et Adam et Ève. Cet événement a établi un précédent important quant à la manière dont nous devons, nous aussi, confronter les autres.
Point #1 : La confrontation a pour seul but d’apporter la vérité divine à une situation afin de la corriger et de la restaurer dans l’amour. Notre objectif est de ramener notre frère ou notre sœur à nous.
Point #2 : Nous ne devons pas éviter la confrontation, car cela ne résout rien. Nous devons être prêts mentalement, dans notre coeur et spirituellement pour que la confrontation soit fructueuse. Comment s’y préparer ?
Point #3 : Une méthode de confrontation consiste à poser les bonnes questions plutôt que de faire des accusations. Cela permet de toucher la conscience de manière délicate et moins provocatrice.
Mais nous ne sommes pas toujours doués pour poser ces questions judicieusement posées. Comment se préparer à apporter clarté, orientation et succès à notre rencontre avec quelqu’un ? La première chose à faire pour se préparer est…
La prière
Nous voulons prier pour une disposition spirituelle juste et demander à Dieu de préparer non seulement notre propre cœur, mais aussi celui de la personne que nous allons rencontrer. Il est essentiel de prier pour être guidés par le Saint-Esprit. Zacharie 4. 6 nous rappelle : « Ce n’est ni par la force ni par la puissance, mais par mon Esprit, dit l’Éternel des armées. »
Sagesse divine
Alors, pour quoi devons-nous prier ? Pour la sagesse divine ! Et comment cette sagesse divine deviendra-t-elle nôtre ? Proverbes 9.10 dit que « le commencement de la sagesse est la crainte de l’Éternel. » Notre crainte grandit à mesure que nous approfondissons notre confiance, notre adoration et notre respect pour le Seigneur.
Avec la crainte du Seigneur comme fondement, nous lui demandons ensuite la sagesse. Jacques 1. 5 dit : « Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous généreusement et sans reproche, et elle lui sera donnée. » Le mot « généreusement » signifie « sans retenue » et dénote une sagesse divine qui se déverse librement. Il ne nous refusera rien si nous sommes prêts à le recevoir. Lorsque nous demandons la sagesse, nous ne devons pas négliger l’importance de demeurer dans la Parole et de l’étudier. Le Psaume 119. 98 dit : « Tes commandements me rendent plus sage que mes ennemis, car ils sont toujours avec moi. »
Le moment opportun
Un autre point à considérer lors d’une confrontation est le respect du moment choisi par Dieu pour rencontrer la personne. Salomon, dans son livre de l’Ecclésiaste, au chapitre 3, versets 1 et 7 nous rappelle : « il y a un temps pour tout, un temps pour chaque chose sous le ciel… un temps pour déchirer, et un temps pour coudre, un temps pour se taire, et un temps pour parler. » Surtout, il est primordial de se souvenir de ne pas confronter quelqu’un lorsque nous sommes en colère ou consumés par la vengeance. Le Psaume 27. 14 dit : « Attends-toi à l’Éternel. »
Ce conseil est particulièrement précieux lorsque la colère monte en nous et que nous sommes prêts à nous jeter sur la personne sur-le-champ. Nous devons être émotionnellement stables lorsque nous confrontons quelqu’un, sinon nous perdrons notre concentration et notre objectif. Si ce n’est pas le bon moment, apprenons à nous éloigner et à garder le silence lorsque de mauvaises émotions se manifestent. Jacques 1 nous rappelle que chacun doit être prompt à écouter, lent à parler et lent à se mettre en colère, car la colère humaine ne produit pas la justice que Dieu désire.
Questions incitant à la réflexion
Alors, comment pouvons-nous mieux poser ces questions qui incitent à la réflexion, celles qui poussent l’autre à s’ouvrir et à comprendre, plutôt qu’à nous répondre sèchement ? Notre objectif est de l’aider à réfléchir clairement, et non de le confronter à des accusations devant un tribunal.
Alors, que diriez-vous de ceci ? Face à des questions, remplaçons le « pourquoi » par « comment » et « quoi ». Cela laissera plus de place aux réponses. Au lieu de « Pourquoi as-tu fait ça ? », vous pourriez demander : « Comment considères-tu que cette action honore Dieu ou notre relation ? » ou « Quelle était ton intention au moment où tu as dit ceci et cela ? » Vous pouvez aussi demander : « Où vois-tu cette situation nous mener si nous continuons ainsi ? »
Nous aimons tous utiliser les Écritures pour nous défendre et nous conseiller, mais efforçons-nous de ne pas les utiliser comme une arme ni blesser directement l’autre avec des versets. Vous pouvez peut-être transformer le verset en question. Vous pourriez demander : « Comment pensez-vous que les paroles de Jésus s’appliquent à cette situation ? » Ou, si vous racontez une parabole ou utilisez une histoire biblique (comme la confrontation de Nathan avec David), vous pourriez demander : « Comment vous reconnaissez-vous dans cette histoire ? »
Attendre leur réponse
Il est conseillé d’attendre patiemment une réponse. La confrontation peut être très inconfortable. Si nous sommes sûrs d’être sur la bonne voie, il n’est pas nécessaire de reformuler ou de réexpliquer la question. Laissons le temps faire son œuvre. Rappelons-nous que l’amour croit tout et laissons la personne sincère dans sa réflexion. Proverbes 15. 28 nous rappelle que « Le cœur du juste médite la réponse, mais la bouche du méchant déverse le mal. »
Guidé par l’Esprit
N’oublions pas que cette conversation est guidée par l’Esprit. Après une telle rencontre, il serait judicieux de revenir sur l’échange et de réfléchir à notre propre état d’esprit et à notre attitude. Ai-je précipité les choses ? Ai-je tenté de les faire taire ? Quelles questions leur ont permis de s’ouvrir ? Ai-je bien écouté ? (Jacques 1. 19). Car poser des questions est un art, un don du Seigneur qui requiert une coopération entre l’Esprit et nous. Nous avons encore beaucoup à apprendre.
Rappelons-nous que nos questions ne sont pas de simples informations, mais bien des outils de transformation. Tel est notre objectif. Une fois encore, nous constatons que ces 77 questions rhétoriques que Dieu adresse à Job, et à nous aussi, et que Dieu est omniscient et omnipotent. Il nous interpelle de la même manière qui n’incitait pas Job à fuir et à se cacher, mais qui éveilla sa conscience à l’humilité et à l’acceptation. Oui, Dieu est souverain et nous devons trouver la paix et la satisfaction en reconnaissant que sa souveraineté règne et que, parfois, nous ne pouvons pas avoir toutes les réponses que nous désirons. Cela nous conduit assurément à faire davantage confiance à Dieu. Nous nous souvenons des paroles de Moïse (Deutéronome 29. 29) : « Les choses cachées appartiennent à l’Éternel, notre Dieu ; les choses révélées sont à nous et à nos enfants… » Comment être plus humble qu’un homme qui avait une relation si étroite avec l’Éternel qu’il est appelé un ami du Tout-Puissant (Exode 33. 11) ? Ce doit être le même motif qui anime notre cœur. Nous voulons ouvrir les cœurs aux voies de Dieu, à sa grandeur, à sa sainteté et à une vie transformée. Alors seulement notre démarche sera couronnée de succès.