Il y a quelque 2 470 ans, près de la Porte des eaux à Jérusalem, le premier jour du mois de Tishri (Yom Terouah/Rosh Hashana), eut lieu une magnifique Miqra Kodesh (sainte convocation). Les Juifs venaient d’achever la reconstruction des murailles de Jérusalem sous la direction de Néhémie. Esdras, scribe et sacrificateur, rassembla alors hommes, femmes et tous ceux qui étaient en âge de comprendre près de la Porte des eaux pour la lecture du Sefer Torah – le rouleau de la Loi.

 

Nous pouvons affirmer avec quasi-certitude qu’un shofar a retenti ce jour-là, conformément au commandement biblique. Ce son servit sans nul doute d’appel à la repentance, les incitant à tourner leurs regards vers Dieu et à se souvenir de leur Créateur. Et ce ne fut pas un message bref : Esdras lut le rouleau depuis l’aube jusqu’à midi. Quelle fut leur réaction ? Tout le peuple leva les mains et répondit : « Amen ! Amen ! » Puis, ils se prosternèrent et adorèrent le Seigneur, le visage contre terre (Néhémie 8. 6).

 

Mais ne négligeons pas un détail très particulier de cette journée. Tandis qu’Esdras se tenait sur une estrade en bois élevée, construite pour l’occasion, 13 hommes se trouvaient à ses côtés : six à sa droite et sept à sa gauche. Bien que nous ne puissions pas les identifier formellement comme des Lévites, ils jouaient néanmoins un rôle prépondérant, peut-être en tant que représentants des dirigeants tous assemblés.

 

Mais une question se pose : pourquoi leurs noms précis nous sont-ils communiqués ? Nous ne le savons pas avec certitude, mais le Seigneur savait qui ils étaient ; peut-être a-t-Il été si touché par leur foi et leur engagement qu’Il a veillé à ce que leurs noms soient inscrits dans son Livre saint.

 

De même, Il voit et porte Son regard sur chaque croyant qui demeure dans la foi et proclame Sa Parole. Et ce n’est pas tout : lorsqu’on lit ces noms en hébreu, ils véhiculent un message de joie et de félicité. Si nous ne lisons pas ces noms sans en saisir le sens en hébreu, nous passons à côté d’une grande bénédiction. Voici ces noms et leur signification :

 

 

Mattithia, don de Dieu

Shema, le son de la Parole

Anaïa, Dieu répond

Urie, Dieu est ma lumière

Hilkia, il est la part de Dieu

Maaséia, l’œuvre de Dieu

Pedaïa, celui que Dieu préserve

Mishaël, qui est semblable à Dieu

Malchia, mon Roi est Dieu

Hashum, ambassadeur, celui qui est riche

Hashbaddana, sage penseur

Zacharie, celui dont Dieu se souvient

Meshullam, l’ami de Dieu.

 

Il y avait ensuite un autre groupe de 13 hommes. Il s’agissait de Lévites désignés pour lire le livre de la Loi et en expliquer le sens, afin que le peuple puisse comprendre. Voici la traduction de leurs noms :

 

Jeshua, le salut

Bani, qui bâtit

Sherebiah, qui brûle pour Dieu

Jamin, qui se tient à Sa droite

Akkub, le combattant

Shabbethai, celui qui se repose

Hodiah, celui qui loue

Maaseiah, celui qui œuvre pour Dieu

Kelita, celui qui est vif d’esprit

Azariah, celui que Dieu aide, soutient ou affermit

Jozabad, celui dont Dieu se souvient, qu’Il comble de dons

Hanan, qui est plein de grâce

Pelaiah, celui que Dieu a distingué (nom formé à partir du mot Pele — merveille — et Dieu)

 

 

Ainsi, nous pouvons voir le Reste d’Israël en ces personnes. Ces noms leur avaient été donnés par leurs parents à Babylone ; ces derniers vivaient donc dans l’espérance et la foi en Dieu, ce qui se reflète dans les noms choisis pour leurs enfants.

 

C’était la fête de Yom Teruah, moment où la voix de la grâce de Dieu résonne avec une intensité croissante.

 

Visionner : Yom T’ruah – Le son de la Bienheureuse Espérance