A. Avec Moïse, en Lévitique 23

B. Avec Esdras et Néhémie

C. Avec l’essor du judaïsme rabbinique

 

 

RÉPONSE

La réponse correcte est C.

 

Dans la Torah, le premier jour du septième mois n’est jamais appelé Rosh Hashana, ni Nouvel An. Il est désigné comme un « mémorial au son des trompettes » (zikhron teruah, Lévitique 23. 24) et « un jour de sonnerie de trompettes » (yom teruah– Nombres 29. 1). En fait, lorsque Dieu a établi le calendrier d’Israël, Il a déclaré en Exode 12. 2 que le mois de la Pâque serait le premier mois de l’année : « Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois ; il sera pour vous le premier mois de l’année. »

 

Ce décompte biblique perdure tout au long des Écritures hébraïques. Même à l’époque d’Esdras et de Néhémie, le premier jour du septième mois est observé comme jour sacré, bien qu’il ne soit pas appelé Rosh Hashana ni jour du Nouvel An (Esdras 3. 6, Néhémie 8. 2).

 

Avec le développement du judaïsme rabbinique, le premier jour du septième mois a été explicitement désigné sous le nom de Rosh Hashanah, le Nouvel An. À l’époque de la Mishna, vers 200 après J.-C., cette appellation était solidement établie : « Le premier jour de Tishri est le Rosh Hashanah pour les années » (Mishna Rosh Hashana 1. 1).

 

Comme l’explique le rabbin Israel Drazin : « Les Judéens ont transformé le Yom Teruah biblique — le jour de la sonnerie du shofar — en une fête totalement différente, ayant une finalité totalement différente. » (Israel Drazin, Mysteries of Judaism II: How the Rabbis and Others Changed Judaism).

 

Il est intéressant de noter que la Mishna (loi orale juive) identifie quatre « Nouvel An » juifs, dont celui, biblique, du mois de Nisan (Pâque). Bien que la Pâque soit une fête importante célébrée dans tout le monde juif, elle est rarement appelée « Nouvel An juif », alors même que les Écritures la définissent comme telle. Plusieurs raisons sont avancées pour expliquer l’adoption de Tishri comme Nouvel An ; l’une des raisons pourrait être l’influence des nations voisines, qui situaient leur Nouvel An à l’automne.

 

En faisant de Tishri le Nouvel An plutôt que la Pâque, nous perdons un lien important et nous nous détournons de la Pâque, moment où furent scellés la rédemption et le renouveau de la nation. Cela amoindrit également la portée de la crucifixion de Yeshua lors de la Pâque, alors même que sa mort et sa résurrection annoncent un nouveau commencement (la nouvelle alliance et la nouvelle création).

 

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