A. Jean exprimait simplement son humilité, affirmant qu’il n’était même pas digne de délier les sandales de Celui qui allait venir.
B. Jean faisait allusion à la couverture du Tabernacle, faite de peau d’animal — le même matériau que celui utilisé pour les sandales —, soulignant ainsi qu’il était indigne de s’approcher de celui qui allait venir (Nombres 4. 6, Ézéchiel 16. 10).
C. Jean utilisait une expression ayant une signification précise dans les relations juives entre maître et disciple : on attendait d’un disciple qu’il rende à son maître pratiquement tous les services qu’un esclave pouvait rendre, à une exception près : lui retirer ses chaussures.
Bien que l’affirmation A soit certainement vraie et que B puisse suggérer un lien biblique intéressant, la meilleure réponse est C.
Le Talmud de Babylone a conservé cet enseignement juif : « Tout service qu’un esclave doit rendre à son maître, un élève doit le rendre à son maître [enseignant], sauf celui de lui retirer ses chaussures. » La déclaration de Jean exprime donc une humilité extraordinaire. Il ne se contente pas de dire : « Je suis le disciple et Lui est le Maître. » Il affirme quelque chose de bien plus fort : « Je ne suis même pas digne d’accomplir ce service unique qu’on n’attend pas d’un disciple envers son maître. » Jean se place bien au-dessous de la position ordinaire d’un disciple, compte tenu de la grandeur du Messie.